*souffle sur la poussière comme à chaque fois*

Pfoouh, ça faisait longtemps. Et plusieurs fois depuis (houlà) janvier, j'ai voulu faire un billet… et puis je ne trouvais pas les mots, et je ne voulais pas poster une image sans commentaire, ou alors j'avais trop de mots, et ils n'arrivaient pas à sortir, ou se trouvaient trop ridicules… Mais j'ai posté plein de choses, surtout sur mon compte Flickr. J'ai fini le tissu commencé en janvier, et fait un sac avec. J'ai emmené le sac en vacances à Cardiff, où on a vu PLEIN de choses vraiment chouettes, et le matin du dernier jour complet là-bas il y avait même une surprise… Et j'en ai bien profité.

Il y a eu quelques expérimentations en reliure (et oui, il n'y a pas d'autres photos parce que j'ai fini le carnet sur place. Après avoir eu ma dédicace.) Puis j'ai fait une deuxième écharpe à thème Tardis (après la première réalisée en décembre dernier), en prévision d'une escapade à Londres en solitaire pour une occasion un peu spéciale… et je récidive dans (glp) dix jours (j'en reparlerai.)

Cette récidive londonienne(ish) concluera une série de trois week-end très Doctor Who, avec un Docteur différent à chaque fois… Dimanche dernier c'était Peter Davison, aka Fivey le Cinquième Docteur. Bien sûr, j'avais prévu des choses… Et bien sûr, j'ai passé beaucoup de temps à flipper sur ce que j'allais faire, sur comment j'allais le faire, comment le cadeau serait reçu, et oh, cher cerveau, merci de me donner une idée à la noix pour un bonus qui nécessiterait que je cause encore un peu plus et… Tout ce temps perdu, parce que j'avais beau savoir ce que je voulais, et être enthousiaste à l'idée de ces cadeaux, de ces rencontres, j'angoissais de ne pas être à la hauteur.

Il y a deux ou trois semaines au moins, j'ai décidé que je ferais une série de carnets reliés maison, avec des couvertures évoquant le (ou un) costume de chaque Docteur (5, 8 et 12, plus un bonus donc. Enfin, deux.) Il y a dix jours, je commençais à rassembler le matériel nécessaire, récupérant ce que je pensais être les derniers il y a pile une semaine, date où j'ai aussi commencé le pliage des cahiers. Mais la vie étant ce qu'elle est, j'ai passé le jeudi et le vendredi fatiguée et complètement pétrifiée, et n'ai donc commencé le travail sérieux que le samedi.

Et comme je refusais de laisser tomber, ni le carnet de Davison, ni celui que j'espérais lui demander gentiment de passer à son gendre (oui, quand je parle d'idée à la noix, hein…), quand la journée de samedi s'est terminée, j'ai pris mon courage à deux mains… et j'ai continué de bosser.

Cette nuit blanche fut, a posteriori, une excellente chose pour moi. J'ai enfin compris, réellement je veux dire, que je ne suis pas nulle, mais juste… lente. Très lente, trop lente certes, mais ça ne veut pas dire que je suis incapable de faire les choses, je dois juste réussir à arrêter de flipper, et m'y mettre pour de bon, tôt. Le problème est aussi que quand je travaille la journée (et je n'ai pas vraiment le choix…) je suis toujours interrompue ; par le Perco, par la nécessité de faire à manger pour nous, par l'idée que je devrais aussi faire telle ou telle chose obligatoire pour laquelle que je n'ai absolument pas envie de me bouger… (passer un coup de fil pour prendre un renseignement ou un rdv, remplir des papiers, faire la vaisselle ou vider le tonneau des Danaïdes de la salle de bains faire une lessive et l'étendre… Bref les corvées nécessaires.)

Mais cette nuit-là, rien de tel. Juste du boulot, qui avançait lentement, mais qui avançait. Avec de la musique et des épisodes de DW en fond. Une petite pause vers 4h30 du matin, suivie d'un café (avec du lait réchauffé à la casserole, parce que le micro-ondes est super bruyant…) vers 5h. Et vers 8h30, tout arrêter même si ça n'est pas fini, et embarquer tout le matériel (ou presque ; j'ai été bizarrement soulagée de constater que j'avais oublié des trucs… avoir absolument *tout* prévu aurait été anormal pour moi, donc euh…) pour finir les deux carnets au salon.

J'avais déjà fait un tour à Paris Manga un peu plus tôt dans l'année, quand Colin Baker (Docteur numéro Six) était venu. Je lui avait fait une petite broche en forme de chat… que j'avais aussi fini de coudre pendant la conférence -_- Je gardais de ce salon le souvenir d'un machin monstrueux et bruyant, surpeuplé et surchauffé, que j'avais fui dès que possible après avoir vu la conf et eu ma dédicace, en plantant là les autres fans qui s'étaient déplacés pour l'occasion.

Cette fois j'étais surexcitée, flottant sur un espèce de nuage surréel depuis la veille au soir, j'avai un cadeau à finir et une idée derrière la tête pour ramener un souvenir un peu plus intéressant qu'une bête dédicace… Aussi, j'étais obligée de partir aussi "tôt" que prévu, parce que j'avais le billet d'entrée pour Alda qui venait de Lyon exprès pour ça ; pas question de la faire poireauter plus que nécessaire.

J'ai donc embarqué les deux carnets en vrac, du fil, des aiguilles, mon perce-papier, le gabarit pour perforer les cahiers, et un peu de vrac supplémentaire – bref tout ce qui pourrait m'être utile pour terminer les deux machins sur place. On a eu du mal à se retrouver, puis il a fallu subir un long trajet en tram (ah le tram parisien et ses jingles à la noix… -_- mais c'était bien plus simple que prendre le métro), trajet qui m'a permis de me reposer et à Alda de dessiner mon portrait, après un long moment passé à pallier à mon lamentable manque de préparatifs pour des trucs bassement matériels genre avoir des sous, du miam, du thé glacé pour survivre, ce genre de choses, et enfin, enfin, après un passage par une file monstrueuse mais qui avançait plutôt bien – vers 11:00 ou 11:30, on a ENFIN réussi à entrer. Encore un peu de bataille avec la foule, on a repéré notre cible, et comme il n'y avait personne… pourquoi ne pas y aller tout de suite lui donner le superbe dessin qu'avait fait Alda ?

C

Il a beaucoup aimé ! … et à ma grande panique (a posteriori, forcément) je n'ai réussi à parler que parce que Alda n'a pas réussi, elle. Mh. C'était mal barré.

On est allés se poser dans un coin pour se remettre, et aussi dessiner et coudre un peu de papier et de carton ensemble (je vous laisse deviner qui a fait quoi.) Une petite bouteille de thé plus tard, c'était l'heure de la conférence. Alors. S'il y a ue prochaine fois où je vais à ce genre de truc énorme, j'emmène de quoi bombarder TOUS LES RESPONSABLE SON DES STANDS ET SCENES QUI EN ONT. Le son était déjà très fort sur notre scène, mais les autres… Boudiou. On a dû entrendre la moitié de ce qui s'est dit. Frustrant. Et pendant ce temps, je reliais… Et ma voisine était quasiment hypnotisée, m'a-t-elle dit :)

Après la conf, c'était l'heure des photoooos ! Iiiih ! Mais.

Première erreur : ne pas avoir complètement sorti du sac, avant qu'on me pousse "sur scène", les aiguilles, l'écharpe ET la pelote de laine assortie.

Deuxième erreur, probablement à cause de la distraction de ce pauvre Peter qui s'est mis à bâiller et à s'en excuser (et que j'ai mal compris, encore à cause de ce fichu bruit ambiant…) : j'ai voulu expliquer. Fallait pas. On enchaîne on enchaîne ! Je ne sais même plus si j'ai dit merci en partant…

… ensuite il a fallu ravaler l'impression d'avoir emm*rdé tout le monde, et me remettre au boulot. J'ai failli tout laisser tomber. Heureusement Alda m'a encouragée… Puis quelqu'un est passé et m'a dit que la photo était super… Ça m'a remonté le moral, j'ai pu reprendre le boulot et faire le plus gros avant d'aller la récupérer :

scarfparimanga.jpg

Il m'a fallu un moment avant de me débarrasser de l'impression que son expression était juste sa réaction à mon n'importe quoi, mais au final peu importe : je trouve cette image très réussie et je me dis que ça valait le coup :)

J'ai pu finir ma deuxième bouteille de thé – et le carnet, que je suis allée lui donner… sans essayer d'expliquer quoi que ce soit ni rien, il a eu l'air content, m'a serré la main, eeeeeet j'ai fui avant de me ridiculiser une fois de plus. Ouf.

Carnet 5 - 1ème couv Carnet 5 - 4ème couv carnet 5 - ensemble

Mais du coup, après Neil Gaiman, ça fait deux fois de suite que je vois quelqu'un sans arriver à lui dire que oui, je donne l'impression de ne connaître qu'un microbout de ce qu'ils ont fait (deux épisodes de Doctor Who pour le premier, et… bah pour autant qu'il sache, j'ai vu son nom sur la liste des interprètes du Docteur, et c'est tout… plus Time Crash s'il capte la référence de la ficelle et de la bouilloire pour fermer le carnet ^^°) mais en fait non pas seulement. Bref.

Espérons que ça se passera un peu mieux avec Paul McGann samedi… *croisage de doigts*
(note to self : ne pas oublier le cd de Zagreus cette fois-ci. Juste pour le principe.)

Quant à la nuit blanche, le souvenir de ces heures à avancer doucement, sans aucune contrariété autre que le temps qui passait tranquillement, m'aide à être un peu plus patiente depuis… Maintenant faut juste que je trouve le bon déclencheur pour commencer les choses à temps…

A suivre !