Mon premier métier à tisser, je l'ai eu quand j'étais petite, vers sept-huit ans – sans doute, comme mon premier piano, après avoir montré un inérêt pour le truc. Mon tout premier tissu, que je me souviens avoir réalisé sur un petit carton à encoches sur le canapé de mon grand-père maternel, et que j'ai toujours quelque part (tout doouuuux) date donc probablement d'avant.

J'ai retrouvé un intérêt pour le tissage il y a quelques années, aux alentours de 2006. J'ai monté un cadre – on pouvait à peine appeler ça un métier – que j'ai amélioré jusqu'à récemment, et au final il était plutôt efficace et confortable (pour ce que c'était)
(d'ailleurs si je continue de trouver des requêtes genre "construire un métier à tisser" dans les stats du blog, je ferai peut-être un mode d'emploi : "comment réaliser son propre métier avec une paire de peignes rigides, un peu de bricolage et pis c'est tout")

Mais en vrai, depuis environ trois ans, ce que je voulais, c'était ça :

Métier Harp ouvert

Le même fermé :

Métier Harp plié

C'est un métier à peigne rigid Harp de chez Kromski, il prend des peignes de 60cm de large, je l'ai commandé ici lundi, il est parti mardi et arrivé jeudi en début d'après-midi (alors que je ne l'espérais plus avant le lendemain ^^) J'ai voulu prendre des photos du déballage et du montage, mais j'ai vite oublié. Le montage de la bête s'ets terminé le soir sous l'œil attentif du Perco, qu aurait dû être couché depuis longtemps.

Le lendemain, dès que j'ai pu[1] je me suis mise à ourdir, pour enchaîner très vite sur le montage de la chaîne (hm) et le tissage proprement dit… Tout ça toujours sans prendre de photos bien sûr, tellement je sautillais partout d'enthousiasme :D

(au passage, le Perco est très casse-pieds en ce moment, mais comme sa curiosité pour ce que je fais ne me gêne pas quand je tisse – physiquement ou autre, parce que je n'ai pas vraiment besoin de concentration – c'est à peu près tout ce que je peux faire quand il refuse de me lâcher la grappe. On va pouvoir vivre avec, je crois.)[2]

Or donc, j'ai fait ça : L'écharpe du Perco-Chou

Ce n'est pas encore aussi régulier qu'il faudrait (on voit bien, devant l'ouvrage lui-même, que je l'ai tissé du bout à gauche sur l'image vers le bout à droite – surtout à cause de l'erreur où j'a collé une décoration pour m'amuser) mais ça l'est déjà plus facilement qu'avec mon cadre – grâce à la proximité plus importante entre le "front" de l'ouvrage et le peigne, entre autres – et surtout, c'est un bonheur d'utiliser un outil pareil : les gestes sont fluides, ça *fonctionne* pour de vrai, ça avance bien, bref, miam !

Dès que je peux (Chou calme voire endormi, Fifo disponible – parce qu'avec une chaîne plus large je crois que je vais avoir *vraiment* besoin d'aide pour maintenir la bonne tension sur toute la largeur – et pas assez d'énergie pour faire autre chose) je monte une chaîne pour faire une vraie écharpe pour un cadeau de Noël (et accessoirement m'occuper cette semaine…), et là je prendrai des photos.

*impatiente*

Notes

[1] En fait après avoir bricolé le peigne qu'on voit sur la photo. Celui livré est très bien en soi, mais trop fin pour ce que je veux ffraire en ce moment… J'ai donc récupéré un des anciens, qu'il a fallu délester d'un centimètre de bois et de deux dents de chaque côté. Fastoche, et curieusement satisfaisant.

[2] Vendredi j'ai eu de la chance, il était encore un peu malade et donc a bien voulu rester jouer dans sa chaise avec des boîtes et des bouts de fil pendant que j'ourdissais et montais la chaîne. Joie.