(Oui, j'ai encore fait une note de trois kilomètres de long sans faire exprès, désolée. Si vous voulez juste l'image du Fait-Maison, c'est à la fin.)

La famille Tagada-Kaswiti a donc quitté Lyon fin Août pour revenir à ses racines en région parisienne. C'est gris, c'est moche, c'est plein d'araignées (euh), la ligne D du RER ne vaut pas le TGV Lyon-Paris... mais on connaît des gens pas loin, et on compte les voir autant en trois mois qu'avant en trois ans.

Comme prévu, je cherche du boulot. Comme attendu, je trouve des annonces. Comme je m'en doutais, je n'arrive pas à mettre un pied métaphorique devant l'autre pour arriver à y répondre.
J'ai des idées et des envies pour rendre ma candidature originale, mais elle ne serait pas forcément plus intéressante pour autant, et de toute façon avec le Perco à la maison et mon besoin pathologique de divaguer un certain temps avant d'arriver à *faire* quoi que ce soit, c'est irresponsable d'envisager autre chose que la simplicité la plus efficace si je veux arriver à répondre.
Séances d'hier soir et ce midi ratées, mais ce soir ce sera la bonne. Sim-pli-ci-té.

Thé.
Je bois du thé maintenant, le thé c'est cool.
Avec beaucoup de sucre et de lait, mais bon, il m'a fallu presque un an de cappuccinos instantanés avant d'envisager boire du vrai café sans lait, j'envisage le même chemin pour le thé (et je suis déterminée à ne pas laisser le Fifo me dégoûter de *ma* façon de boire le truc, ce coup-ci. Non mais.)

A part ça je suis toujours Doctor Who. Samedi prochain et le suivant sont diffusés les deux derniers épisodes de la saison... qui pour une fois seront bien deux épisodes indépendants (gnah ?) Je fais de mon mieux pour ne pas céder à la confusion qui menacerait elle-même de céder à la déception voire à l'amertume devant le tour que prend la saison, et de juste attendre la fin en espérant qu'on voie s'assembler des pièces de puzzles dont on n'avait pas remarqué qu'elles étaient là (ou si, mais qu'on aie toutes les réponses enfin, de façon à peu près convaincante, ce serait bien.)

Et j'essaye de soigner mon obsession pour ce personnage, histoire que toutes les petites cases de ma cervelles qui sont occupées pour l'instant à se pâmer devant lui retrouvent une activité normale, à savoir raconter MES histoires, enfin principalement celle d'un personnage.
Je pourrais passer une heure à détailler les points communs et les différences capitales entre les deux, philosopher sur le fait que la régénration est le point qui me fascine le plus alors que justement moi je n'arrive pas à savoir si j'ai trop changé ou pas assez ces dernières années, embrayer sur mon obsession pour un monde imaginaire et une histoire dont les origines remontent à mon adolescence et que je persiste à vouloir écrire alors que je devrais peut-être passer à autre chose...

Mais le fait est que je pense que ce monde vaut le coup, que j'ai envie de l'explorer, de le faire découvrir à d'autres. Je ne sais juste pas comment m'y prendre, vu que mon enthousiasme a dû céder la place à d'autres considérations depuis une paire d'années. Alors je me soigne : j'ai viré mon fond d'écran "Doctor Hoo" (qui est chou comme tout, mais ça ne m'aide pas), et il faudrait que je continue ma démarche de changer d'avatar partout où j'avais adopté la photo de Romana dans les habits de Four (c'est tout moi, cette image, pourtant : j'adore piquer les affaires des autres, surtout si elles sont trop grandes. Demandez au Fifo pourquoi il a un pull de moins.)

J'ai aussi fait un petit bracelet comme j'imagine bien certains de mes personnages en porter :

Bracelet-vrac

C'est juste un amas de petits objets insignifiants les uns isolés des autres, mais qui ensemble ont un poids, une présence, un son rassurants. Certains me rappellent des souvenirs précis, ou une époque, tous me rappellent une attiude que j'ai oublié un peu ces temps-ci, mais qui m'allait si bien et que je voudrais retrouver autant que possible : un mélange de légèreté, spontanéité, d'insouciance... "Oui, j'ai un bracelet fait de trucs idiots, dont certains ramassés par terre juste parce que, dont une plume. Et alors ?"
La plume est amovible. C'est fragile ces choses-là, il faut pouvoir en changer souvent. Et tiens, pourquoi pas une feuille ?

... Bref, j'essaye de grandir tout en restant le "moi" que j'aimais être vers 17-18 ans, et c'est pas facile.