Daelf

mardi, août 19 2008

Journée foireuse, ou comment conter d'épiques platitudes

Aujourd'hui, bien qu'étant officiellement en vacances, Sylvain était de corvée de boulot. Cherchez pas, c'est le monde merveilleux de l'informatique. C'était donc la journée idéeale pour ne pas me laisser parasiter par son besoin de grasses matinées et de sieste, et sortir un peu même si j'avais un a priori négatif sur la journée.

Elle a commencé par un rêve qui me faisait passer deux très bonnes après-midi avec Neil Gaiman (je passe sur la géographie bizarre du Forum des Halles réinventé pour l'occasion.) Bon, forcément, ça pouvait pas durer.

Ce matin, je fais divers trucs sur l'ordi ; un peu de boulot sur la nouvelle maquette P&T, un peu de boulot sur le nouveau site du PCF, ce genre de choses. Ce midi, déjeûner bâclé , trois quarts de melon et des petites choses apéritives restantes de la visite de mes parents ce week-end. Puis je prends mon courage à deux mains, tous les papiers qu'il me faut, et à trois heures je suis dehors pour une après-midi à thème "démarches administratives".

Que je croyais.

Déjà, je mésestime gravement le potentiel pluviométrique du reste de la journée : je prends un petit vêtement d'été à capuche (pas de place pour un parapluie dans mon petit sac) mais je garde mes sandalettes. Erreur fatale que je paierai plus tard.

Je vais voir à quelle heure passe le bus qui m'emmènera à la mairie, première étape prévue : un quart d'heure. J'ai le temps d'aller chercher une éventuelle bonne nouvelle à la librairie juste à côté : non, la dame n'a pas lu le livre que je lui ai prêté pour éventuels commande et événement assortis. Par contre, il reste une chance pour le piano droit Pleyel qu'elle doit vendre, elle n'a pas eu de nouvelle du seul autre candidat potentiel (bémol : elle vient juste de revenir de vacances, alors forcément… mais bon, ça me donne de l'espoir tout plein.)

Je sors de là le coeur léger, juste à temps pour attrapper le bus. Je me dis en montant que si je l'avais raté ce n'était pas bien grave, j'aurais fait la route à pied… Sauf qu'en sortant du bus devant la mairie, il se met à pleuvoir, quand je ressors de la mairie avec la liste de papiers à fournir pour un renouvellement de carte d'identité – qui me nargue d'un "deux photos d'identité aux ÒÇÈëπÇ¡ê de nouvelles normes en vigueur" – il pleut à verse. Et ça empire après que j'ai fait dix mètres dans la direction du centre commercial de la Part-Dieu, où je projette de me faire tirer le portrait en respectant tant bien que mal les ô¬ëπÇ ŒÅªÁ de normes en vigueur.

Un petit trajet au soleil, un calvaire sous la pluie avec des petites tongues joliement décoréesde perles diverses et variée (quoique ce qui pose problème c'est le caractère éminement ouvert de la chaussure en question, le côté glissant de son intérieur sous la plante de pied trempée, et sa semelle désespérément lisse. Les perles c'est une autre histoire.) Bon, "calvaire" c'est un peu exagéré, mais quand même c'est pas pratique, et plus long qu'à pied sec.

Bref, je trouve abri en face d'une boutique Häagen-Dazs, je m'essuie les petons, et m'en vais vaillemment en quête d'un tireur de portrait. Après une fausse alerte devant une boutique Photo Station où le service n'est assuré que par une cabine Photomaton (je hais et méprise objectivement ces trucs-là) je finis par retourner, ô nostalgie, à la boutique Orange où j'ai changé de téléphone samedi dernier (que d'émotions, que d'émotions. Snif bouh.)

Ayant miraculeusement attiré l'attention du préposé aux services photo, je lui annonce laconiquement que "c'est pour une photo d'identité", il me récite tout aussi platement la liste des cas où cet øëê…êô}Ç∏ï|ï´» de nouvelle norme s'applique. Je coche la case "carte d'identité", il me dirige vers l'appareil et m'enjoint gentiment d'enlever boucles d'oreilles, pendentif et manteau (j'en suis ravie, celui-ci est trempé.) A la réflexion, il me demande de garder celui-ci pour la photo, parce que les épaules doivent y être couvertes (et zut.) Bon. Je l'accroche à la patère gracieusement mise à la disposition des clients (le manteau, hein ; oui, je suis plutôt contrariante il paraît), pour passer à l'étape difficile : enlever mes boucles d'oreilles. Elles sont petites, fines et si le système de fermeture est très discret et ne risque pas de blesser derrière l'oreille, bin il est fichtrement délicat à défaire.

Une autre dame arrive pour la photo, je fais signe qu'elle peut y aller puisque je n'ai pas fini. Il lui faut bien cinq minutes pour avoir une photo qui remplisse toutes les ¡ÓŒ„´Á»Í∑ de spécifications de cette saleté de norme ("non, ne souriez pas… oui, je suis sûr qu'il ne faut pas sourire… tournez la tête de ce côté-là… non, un peu moins… je vérifie… bon ça passe pas, on recommence…") Comme enfin elle y arrive, c'est mon tour, donc je remets mon manteau, et je m'installe vaguement sur le tabouret. Top départ, pouf pouf, vingt secondes. Faut dire que j'avais pas vraiment envie de sourire, ça aide.

Je prends un stock de huit photos, parce que ça fait des économies d'échelle et de temps ; et comme je n'ai pas l'intention de changer radicalement de visage durant les dix prochaines années, ça devrait durer un certain temps. Je sors, enthousiasmée à l'idée de retourner sous la pluie pour demander une nouvelle carte d'identité. Je vérifie l'heure : la mairie ferme dans quinze minutes, pas le temps d'y retourner, pas le temps non plus d'aller à la Sécu, qui est à l'opposé et nettement plus loin. A ma grande honte, j'en serais presque soulagée.

Pour dire que je n'ai pas complètement perdu mon temps en-dehors d'avoir fait la tête devant un appareil photo numérique, je me dirige d'un pas incertain vers la bibliothèque : les horreurs d'été sont en vigueur, sera-t-elle ouverte ? Ouiiiii ! \o/ Je prends une nouvelle douche, et me voilà dans les rayons remplis de volumes rassurants, aux thèmes familiers. Enfin, le rayon SFFF est limité à deux courtes longueurs, avec une lettre par étagère, et la plupart sont au moins à moitié vides. Pas grave, je fonce vers l'étagère "D", comme Dunyach, parce que j'ai "Etoiles Mourantes" qui prend la poussière depuis les Imaginales sur nos propres étagères non lettrées mais très chargées (sur deux profondeurs), et j'aimerais bien lire le premier tome avant. Pas là, pas grave, je vais trouver autre chose.

Je pioche finalement trois gros bouquins : un français (de Sylvie Denis), un traduit de l'allemand (je ne peux pas lire Eschbach dans le texte, non non), et un traduit de l'anglais (parce que bon, honnêtement, Les Couleurs de l'Acier c'était bien, mais je ne l'achèterais pas, et les suites non plus. Et puis au moins je sais que c'est bien traduit et relu et corrigé, hein Draco ? ^^ )

Pour me pointer comme une fleur au guichet des prêts, et apprendre d'une part que c'est pas là qu'on réserve, mais là d'où je viens (pas grave, c'est pas loin) et d'autre part qu'ils n'ont pas de sacs. Aaaaarrrrgh. Je vais donc prendre une douche (légère, hourra !) pour retourner à l'intérieur du temple de la consommation, et faire des yeux de cocker à la Fnac, juste en face de la Porte de la Bibliothèque, où on me dit "Normalement non… mais bon, là il pleut". Je ravale de juste un "nan en fait ça se calme", et j'accepte avec une gratitude vocale le sac que me donne la fée caissière (mais non, je ne valorise pas particulièrement les caissières de la Fnac parce que j'ai fait partie de la secte dans une vie antérieure. Quelle idée. Enfin voyons.)

En attendant que la douche s'épuise dehors, je rêvasse devants divers magasins de chaussures, où j'ai par exemple la joie de constater que certain modèle cher à mes pieds est disponible pour la troisième année consécutive, dans des matières et couleurs potables cette fois. Ne parlons pas des déconfitures, parce que bon, j'ai pas traîné si longtemps, après tout ça pouvait se remettre à repleuvoir à qui remieumieux d'un moment à l'autre.

Je mets donc un pied prudent dehors… et relativement au sec. J'attends le bus au sec. Je monte dedans au sec (enfin, relativement, toujours à cause de cette manie des surfaces de retenir une quantité d'humidité proportionnelle à leur horizontalité et à leur concavité. Heureusement, le sol du bus était plat, compensant magnifiquement son horizontalité désespérément absolue.) Mais bien sûr, dès que je mis le nez dehors, après quelques secondes sous des gouttes qui avaient le bon goût de rester fines et éparses, paf, averse derechef. Jusqu'à chez moi, où je faillis m'étaler nez contre terre grâce à l'humidité combinée du carrelage et de mes semelles, celles-ci aggravant de plus la situation par leur côté lisse et traître dont j'ai déjà parlé.)

Et malgré toutes ces misères, j'ai réussi à ne pas me jeter sur les After Eight qui se languissent de moi dans le frigo. Y'a des jours où mon héroïsme m'étonne.



Et demain, rebelote ! Oueee ! \o/

dimanche, avril 13 2008

Sur notre balcon…

… maintenant, il y a ça :

Olivier

Citronnier

vendredi, avril 11 2008

Griffonnage

… parce qu'il me semble que le griffonnage, pourtant pas transcendant, vaut déjà mieux que le tapoti qui a servi de base. (Quoique, je décrivais déjà une image que je me faisais de la chose, donc…)

Oyme se déguise pour aller se balader :

Afin d'obtenir de la teinture claire pour sa chevelure, il prétendit qu'il voulait faire un tour en ville, voir à quoi elle ressemblait désormais, entendre les discussions autour de lui, bref, renouer avec le monde. C'est Banea qui la lui apporta et l'aida à l'appliquer. Ils discutèrent pendant ce temps-là de ce qui se passait à Syllij-Xê, important ou non. Même s'il ne mentit jamais, exposant avec honnêteté la plupart de ses projets pour les jours suivants, il vit bien que Banea n'était pas dupe et se doutait de quelque chose.

Le lendemain matin, il s'accorda un temps de réflexion avant de se préparer : s'il sortait préparé comme si de rien n'était, ses cheveux certes plus blonds que noirs mais coiffés comme il en avait l'habitude "avant", avec simplement sa Wuny pansée... Il aurait l'air de quelqu'un qui sait comment on se coiffait douze ans plus tôt mais ne connaît rien des usages du jour, et qui de surcroît veut cacher sa Wuny. Non, il attirerait forcément les soupçons s'ils sortait ainsi.

Il chercha dans "sa" chambre , sur les étagères chargées d'objets, un accessoire qu'il avait cru y voir : une armature de coiffe d'Oyegj de l'Eau. C'était une armature de gj'ay — parfait, pour ceux qui reconnaîtraient ce détail, ce serait une excentricité de plus. Il se coiffa seul, passant tant bien que mal ses cheveux dans les ouvertures de l'armature triangulaire, pour se la placer au sommet du crâne, les longues mèches enroulées sur les branches les plus grandes et fines de l'armature, sur les côtés. Il trouva deux autres rubans assortis à celui de sa Wuny et en décora les mèches volumineuses de chevelure qui cascadaient à ces extremités. Au sommet de la troisième, à une petit mèche qui s'accrochait là, il fixa sa gubtul – pas celle qu'il avait en arrivant, mais une ancienne, qu'il avait retrouvée dans un coin. Il ajouta ici et là quelques colifichets qui se voulaient des imitations purement textiles d'amulettes de chasse oyegj', des gants banals mais usés pour ses pieds, changea sa Wuny de bras, et à l'autre, le gauche, noua un petit sac de laine contenant quelques anneaux – juste de quoi se payer un casse-croûte modeste et un peu de boisson.

Il trouva un miroir et s'admira : le résultat dépassait en ridicule toutes ses espérances. Avec un sourire (et beaucoup de précautions) il descendit et trouva dans la salle commune, atablées pour un déjeûner rapide, Namdâe, Banea et Lelya – Ekde était déjà parti accompagner sa fille et son neveu à leurs cours du jour. Il les salua comme d'habitude, et attendit qu'elles se tournent vers lui… Sa presque-fille cria, sa fille s'étrangla en essayant d'étouffer un éclat de rire, et sa compagne resta bouche bée.

Et voilà. Frustrée comme à mon habitude par le côté indescriptible de mes personnages, de leurs coiffures et autres accessoires, je me suis lancée dans un petit dessin… Oyme version "je fais le nioubi qui débarque de son trou perdu" :

Bon, je crois qu'on ne voit décidément pas que c'est censé être ridicule. alors pour voir, j'ai tenté Oyme version "je prends la pause mais sinon je suis préparé comme un jour normal" :

… "normal" à part l'arme, évidemment,[1] qu'il ne risque pas d'emmener pour faire les courses au marché. C'est peut-être aussi pour ça que j'ai du mal à me rendre compte s'il est *vraiment* moins ridicule comme ça… Il sait se servir de ce truc, et tant qu'il l'a dans les mains, j'éviterais de le contrarier.

Notes

[1] Je suis d'ailleurs étonnée de ne pas avoir fait le même genre de billet avec la description de la Lame telle que je l'ai tentée dans mon NaNo, et une image de ce genre.

mardi, avril 1 2008

Kenya - Jours 7 & 8 (& fin)

- Dimanche -

A l'aube, petit safari. C'est notre premier safari à l'aube… En fait, la courte durée fait qu'on ne peut pas forcément aller loin, ce qui rend la visite moins intéressante. La lumière rasante, par contre, est sympathique. On a quand même vu quelques lions, dont des lionceaux en train de jouer sous l'oeil attentif de la mère, et les objectifs des hordes de touristes. Retour au lodge, petit déjeuner, farniente, et après le repas, on s'envole pour Mombasa.

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Lionceaux du matin, tsoin tsoin

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Une autruche masaï. Notez les pattes et le cou roses, et les "paquets" d'herbe qui suivent leur bonhomme de chemin dans le cou…

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Un arbre typique du coin : le vautourier (ici avec ses fruits)

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Un de nos voisins de tente, et accessoirement une de mes photos préférées du voyage

L'avion est tout petit. Il pouvait contenir une vingtaine de personnes à tout casser, et est parti plein. Il a atterri au Masai Mara* et, pour laisser entrer les passagers, n'éteint que le moteur du côté de la porte, et laisse l'autre allumé tout ce temps. Et c'est le copilote qui fait office de de steward, comptoir d'enregistrement et manutentionnaire pour les bagages (enfin, en partie : nous on a manutentionné nos bagages nous-mêmes.)

Le trajet (deux bonnes heures) s'est bien passé, quoique très bruyant, comme prévu, et un chouïa stressant aux décollages et atterrissages. Parmi les expériences intéressantes de la première et plus longue partie de ce trajet : sortir brusquement d'un nuage d'un blanc aveuglant et avoir l'impression qu'on se précipite vers le paysage, pas si loin dessous ; observer les ramifications des cours d'eau dans la savane, essayer de deviner où on est d'après les indices les plus évidents (villes, routes très longues et très droites, grandes montagnes surrgissant subitement d'un paysage tout plat) ; essayer de distinguer si le sommet du Kilimandjaro est juste coincé sous les nuages, ou s'il y a bien quelques neiges éternelles (a priori oui, puisque le Mont Kenya, moins haut, avait les siennes)… Au passage, Kiliman(d)jaro, c'est aussi, de toute évidence, une marque de matelas (!) qui sponsorise les arrêts de bus (!!) à Mombasa. Mais je m'avance.

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Les neiges du Kilimanjaro… (ou pas)

Bref ; nous finîmes par arriver à Mombasa (après une courte escale à Diani Beach, où sont descendus les touristes allemands) où notre chauffeur, (nommé – étrangement ? – Masaï) nous a retrouvés.

La route de l'aéroport de Mombasa à Kilifi est en exceptionnellement bon état : de fait, c'était goudronné de bout en bout. Mombassa elle-même est visiblement plus prospère que le reste du pays (aspect des rues et routes, des bâtiments, des véhicules, etc) et comme nous étions dimanche, on a croisé deux "sermons" en plein air, le premier ressemblant fortement à un concert pop-rock... Ça dépayse !

L'hôtel à Kilifi nous a d'abord paru plutôt moyen, car il n'est clairement pas du même standing que les autres, bien qu'il essaye. Hélas, c'est souvent raté, les idées tombant souvent dans le kitsh le plus, heu... Hm. Par exemple, lors des repas, les salades sont présentées sur des miroirs au contour "artistiquement" taillé (si, si !) La chambre en elle-même est un peu décatie, mais grande et avec un lit à baldaquin monumental : le matelas est à plus d'un mètre du sol, et le "toit" est à facilement 1,5m au-dessus, avec moustiquaire intégrée et tout. Et une jolie fleur posée sur les draps pour nous accueillir… Question cuisine, le dîner fut plutôt bof. Il faut dire que nous étions fatigués, et un peu déréglés niveau digestion – ça n'aide pas. Nous nous sommes couchés dès que possible.

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Le fameux lit avec sa fleur

Remarque : nous fûmes très étonnés d'avoir les boissons servies au verre. Pour l'eau notemment, c'était plutôt moyen (on s'est demandé si ce n'était pas de l'eau du robinet.) Il s'avère que c'est un hôtel où la plupart des clients sont en "all inclusive" (alors que nous sommes en "full board" ; donc nous payons nos boissons) et donc la politique de l'hôtel est de minimiser nos consommations : quand on commande une bière, on a un verre, pas la bouteille entière.

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La nuit, à 'hôtel

- Lundi - Grasse matinée jusqu'à sept heures du matin. Bahoui : on a pris l'habitude de se lever avant le soleil…

Bref, petit déjeuner, balade sur la plage (marée basse, quelques oursins, pas mal de crabes, plein de corail, énormément d'algues) et surtout repos dans et autour de la piscine. Le soleil et l'eau aidant, l'hôtel nous paraît plutôt bien, surtout que le personnel est très convivial (presque trop… ça devient plutôt lassant d'expliquer qu'on ne reste qu'une journée complète parce qu'on a une semaine de safari dans les pattes.) Déjeûner – normal, le poisson est plutôt bon – puis l'après-midi est surtout consacré à la sieste. Les coups de soleil aidant, je** me suis rapidement rabattu sur la terrasse de la chambre, heureusement à l'ombre. Par la suite, grosse sieste (encore), cartes postales, et nous aallons bientôt aller dîner. Ah – Delphine a pris des photos de geckos : il y a beaucoup de geckos ici, dont visiblement quelques margouillats comme on les voit à la Réunion. Ce qui explique les bruits étranges entendus pendant la nuit…

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Le gecko du bar, le soir

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Le dernier jour, je me suis levée quand même un peu avant l'heure prévue : je voulais voir, et éventuellement photographier, un lever de soleil sur l'Océan Indien… Les nuages n'étaient pas d'accord :/


Ensuite, plus grand-chose à raconter. L'attente à l'aéroport de Mombasa fut intéressante, jamais encore on n'avait vu de salles d'embarquement ou d'attente ouvertes sur l'extérieur (les murs n'allaient pas jusqu'au plafond.) Du coup, des corbeaux venait grapiller quelques trucs à manger, et s'amusaient à se poser sur les ventilateurs, histoire d'avoir un tour de manège gratuit (si, si.)

A Nairobi, l'attente fut nettement plus longue. Le vol avait au moins deux heures de retard, si je me souviens bien. En embarquant, nous avons trouvé une explication possible : le vol étant probablement quasiment vide, on y avait ajouté des réfugiés (du Darfour, d'après ce qu'on a pu voir.) Pour nous, le retour s'est passé sans incident ; à l'arrivée nous avons trouvé sans problèmes notre voiture de location, et arrivés chez les parents de Sylvain (vers, oh, sept heures et demi, huit heures du matin ?) nous avons joyeusement réveillé tout le monde (ils avaient oublié que c'était ce jour-là qu'on revenait…) En y repensant, chaque fois j'espère que ça s'est bien passé aussi pour les passagers "imrovisés" de notre vol – dans la mesure du possible.



\* Le plus petit aéroport qu'on aie jamais vu. Mais s'il n'avait apparemment pas de réservoir de carburant, il aurait été incomplet sans sa boutique duty-free couleur locale, minuscule, en tôle ondulée rouillée, et des tissus masaï accrochés à l'entrée... (On ne peut pas s'empêcher d'en parler comme de "nappes à carreaux". la similitude est saisissante :D )

\** Sur ces jours-là on a alterné, là c'est Sylvain qui écrit...

mardi, mars 18 2008

Kenya – Jours 5 & 6

(Sylvain toujours)

– Vendredi –

Nouveau petit tour autour du lac (rien à signaler)

Quelques photos, quand même :


Le phacochère aura beau plier les gnous genoux pour brouter, il restera moche (enfin, je trouve, hein.)


Trace de pattes félines (un léopard ?) dans la boue au bord du lac

Puis trèèèès longue route vers le Masaï Mara. Ah, si, en sortant du parc on s'est arrêtés à la boutique pour acheter des statuettes en "bois de rose"[1], et à la pause déjeuner (un peu après Narok, en pays Masaï) on a acheté un tout petit plat et de très gros couverts à salade (passionnant, non ?) La pause déjeuner elle-même était un pique-nique (avec un bout de poulet, un petit sandwitch, un fruit, etc)

En fin de journée, arrivée au Sarova Mara Game Lodge, une autre tente en dur, mais avec des dik-diks sur la terrasse.



La tente, dehors et dedans



Les dik-diks

– Samedi –

Au lieu de faire trois petits safaris (aube, matin et après-midi) comme prévu, notre guide nous a proposé de faire un seul grand safari, toute la journée. On a donc pu aller jusqu'à la rivière Mara et la frontière avec la Tanzanie et le Serengeti. Dans la rivière, on a vu des hippos, des crocos, et surtout des cadavres de gnous.


Oh, un gnou.

(Et une touriste allemande qui semblait trouver naturel de partir en safari avec aux pieds des santiags blanches à franges…) La migration avait traversé la rivière la semaine précédente, et les vautours omniprésents n'avaient pas fini les restes… Sinon, donc, grand safai à travers le parc. On a vu des gnous (vivants, quelques milliers), des buffles (bien nombreux aussi), des lions, des éléphants, des autruches… On a même vu, fugitivement, un léopard, et plus longuement (quoique de loin) un guépard. Hélas, on n'a pas pu photographier le léopard, la bestiole étant trop rapide à se dissimuler !


Le guépard en question (et une absence de léopard, donc.)

Retour au lodge vers 16h, écriture de cartes postales en sirotant un petit rafraîchissement, divers (dont quelques notes sur le voyage) et dodo (en ménageant le très gros coup de soleil qu'avait attrapé Sylvain en allant voir les hippos.)

Note 1 : "Mara" est un mot masaï qui signifie "tacheté". La réserve s'appelle ainsi car le paysage est une grande savane "tachetée" par des buissons et des bosquets.



Même les girafes (masaïs) sont tachetées... Et plus elles sont vieilles, plus les taches sont sombres.

Note 2 : Notre tente (n° 35) fait face à un tas de broussailles peu intéressantes en soi, mais habitées par pas mal de bestioles. Peincipalement des oiseaux, mais on a aussi régulièrement la visite d'une famille de dik-diks (un mâle, une femelle et un petit)

Encore quelques photos…


Les hippos de midi…


Quand on vous dit qu'il était midi ^^


Un des oiseaux qui picoraient les miettes de notre pique-nique


Des hyènes – on n'a pas vu ce qu'elles avaient pour le déjeuner, mais ça faisait des "crac" assez caractéristiques sous les dents…


Un chacal, qui observait avec intérêt un troupeau (de gnous ou de buffles, je ne sais plus)

Et pour conclure : la savane comme si vous étiez affalé dans votre canapé devant un documentaire animalier !


Des autruches en pleine parade nuptiale… Pour vous faire une idée, vous pouvez chercher par exemple "ostrich mating dance" sur YouTube. Bin c'est pas ça du tout, on avait plutôt l'impression que le mâle et la femelle jouaient à "périscope-mi et périscope-moi sont dans les hautes herbes, si on se secoue les plumes en rythme, qu'est-ce qui se passe ?" Fascinant.


Ses Majestés s'exibent. Si, si.
Avant… ("Et mon pinceau, tu l'aimes, mon pinceau ?")


Après… ("Mrrroû !")


… et autour ("Les stars et les paparazzis, notre grand dossier de l'été !")


[1] En gros, dans la boutique il y avait surtout de l'ébène, qu'on avait vu signalé dans notre guide comme menacé, car très exploité alors que c'est un arbre à croissance lente. Et il y avait du "rosewood", dont on n'a su qu'en rentrant en France qu'en fait c'était du palissandre, *autre* arbre à croissance lente, en voie d'être aussi exploité que l'ébène. Maintenant on est prévenus :/


Suite et fin très bientôt ! :)

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