Daelf

mardi, avril 1 2008

Kenya - Jours 7 & 8 (& fin)

- Dimanche -

A l'aube, petit safari. C'est notre premier safari à l'aube… En fait, la courte durée fait qu'on ne peut pas forcément aller loin, ce qui rend la visite moins intéressante. La lumière rasante, par contre, est sympathique. On a quand même vu quelques lions, dont des lionceaux en train de jouer sous l'oeil attentif de la mère, et les objectifs des hordes de touristes. Retour au lodge, petit déjeuner, farniente, et après le repas, on s'envole pour Mombasa.

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Lionceaux du matin, tsoin tsoin

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Une autruche masaï. Notez les pattes et le cou roses, et les "paquets" d'herbe qui suivent leur bonhomme de chemin dans le cou…

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Un arbre typique du coin : le vautourier (ici avec ses fruits)

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Un de nos voisins de tente, et accessoirement une de mes photos préférées du voyage

L'avion est tout petit. Il pouvait contenir une vingtaine de personnes à tout casser, et est parti plein. Il a atterri au Masai Mara* et, pour laisser entrer les passagers, n'éteint que le moteur du côté de la porte, et laisse l'autre allumé tout ce temps. Et c'est le copilote qui fait office de de steward, comptoir d'enregistrement et manutentionnaire pour les bagages (enfin, en partie : nous on a manutentionné nos bagages nous-mêmes.)

Le trajet (deux bonnes heures) s'est bien passé, quoique très bruyant, comme prévu, et un chouïa stressant aux décollages et atterrissages. Parmi les expériences intéressantes de la première et plus longue partie de ce trajet : sortir brusquement d'un nuage d'un blanc aveuglant et avoir l'impression qu'on se précipite vers le paysage, pas si loin dessous ; observer les ramifications des cours d'eau dans la savane, essayer de deviner où on est d'après les indices les plus évidents (villes, routes très longues et très droites, grandes montagnes surrgissant subitement d'un paysage tout plat) ; essayer de distinguer si le sommet du Kilimandjaro est juste coincé sous les nuages, ou s'il y a bien quelques neiges éternelles (a priori oui, puisque le Mont Kenya, moins haut, avait les siennes)… Au passage, Kiliman(d)jaro, c'est aussi, de toute évidence, une marque de matelas (!) qui sponsorise les arrêts de bus (!!) à Mombasa. Mais je m'avance.

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Les neiges du Kilimanjaro… (ou pas)

Bref ; nous finîmes par arriver à Mombasa (après une courte escale à Diani Beach, où sont descendus les touristes allemands) où notre chauffeur, (nommé – étrangement ? – Masaï) nous a retrouvés.

La route de l'aéroport de Mombasa à Kilifi est en exceptionnellement bon état : de fait, c'était goudronné de bout en bout. Mombassa elle-même est visiblement plus prospère que le reste du pays (aspect des rues et routes, des bâtiments, des véhicules, etc) et comme nous étions dimanche, on a croisé deux "sermons" en plein air, le premier ressemblant fortement à un concert pop-rock... Ça dépayse !

L'hôtel à Kilifi nous a d'abord paru plutôt moyen, car il n'est clairement pas du même standing que les autres, bien qu'il essaye. Hélas, c'est souvent raté, les idées tombant souvent dans le kitsh le plus, heu... Hm. Par exemple, lors des repas, les salades sont présentées sur des miroirs au contour "artistiquement" taillé (si, si !) La chambre en elle-même est un peu décatie, mais grande et avec un lit à baldaquin monumental : le matelas est à plus d'un mètre du sol, et le "toit" est à facilement 1,5m au-dessus, avec moustiquaire intégrée et tout. Et une jolie fleur posée sur les draps pour nous accueillir… Question cuisine, le dîner fut plutôt bof. Il faut dire que nous étions fatigués, et un peu déréglés niveau digestion – ça n'aide pas. Nous nous sommes couchés dès que possible.

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Le fameux lit avec sa fleur

Remarque : nous fûmes très étonnés d'avoir les boissons servies au verre. Pour l'eau notemment, c'était plutôt moyen (on s'est demandé si ce n'était pas de l'eau du robinet.) Il s'avère que c'est un hôtel où la plupart des clients sont en "all inclusive" (alors que nous sommes en "full board" ; donc nous payons nos boissons) et donc la politique de l'hôtel est de minimiser nos consommations : quand on commande une bière, on a un verre, pas la bouteille entière.

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La nuit, à 'hôtel

- Lundi - Grasse matinée jusqu'à sept heures du matin. Bahoui : on a pris l'habitude de se lever avant le soleil…

Bref, petit déjeuner, balade sur la plage (marée basse, quelques oursins, pas mal de crabes, plein de corail, énormément d'algues) et surtout repos dans et autour de la piscine. Le soleil et l'eau aidant, l'hôtel nous paraît plutôt bien, surtout que le personnel est très convivial (presque trop… ça devient plutôt lassant d'expliquer qu'on ne reste qu'une journée complète parce qu'on a une semaine de safari dans les pattes.) Déjeûner – normal, le poisson est plutôt bon – puis l'après-midi est surtout consacré à la sieste. Les coups de soleil aidant, je** me suis rapidement rabattu sur la terrasse de la chambre, heureusement à l'ombre. Par la suite, grosse sieste (encore), cartes postales, et nous aallons bientôt aller dîner. Ah – Delphine a pris des photos de geckos : il y a beaucoup de geckos ici, dont visiblement quelques margouillats comme on les voit à la Réunion. Ce qui explique les bruits étranges entendus pendant la nuit…

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Le gecko du bar, le soir

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Le dernier jour, je me suis levée quand même un peu avant l'heure prévue : je voulais voir, et éventuellement photographier, un lever de soleil sur l'Océan Indien… Les nuages n'étaient pas d'accord :/


Ensuite, plus grand-chose à raconter. L'attente à l'aéroport de Mombasa fut intéressante, jamais encore on n'avait vu de salles d'embarquement ou d'attente ouvertes sur l'extérieur (les murs n'allaient pas jusqu'au plafond.) Du coup, des corbeaux venait grapiller quelques trucs à manger, et s'amusaient à se poser sur les ventilateurs, histoire d'avoir un tour de manège gratuit (si, si.)

A Nairobi, l'attente fut nettement plus longue. Le vol avait au moins deux heures de retard, si je me souviens bien. En embarquant, nous avons trouvé une explication possible : le vol étant probablement quasiment vide, on y avait ajouté des réfugiés (du Darfour, d'après ce qu'on a pu voir.) Pour nous, le retour s'est passé sans incident ; à l'arrivée nous avons trouvé sans problèmes notre voiture de location, et arrivés chez les parents de Sylvain (vers, oh, sept heures et demi, huit heures du matin ?) nous avons joyeusement réveillé tout le monde (ils avaient oublié que c'était ce jour-là qu'on revenait…) En y repensant, chaque fois j'espère que ça s'est bien passé aussi pour les passagers "imrovisés" de notre vol – dans la mesure du possible.



\* Le plus petit aéroport qu'on aie jamais vu. Mais s'il n'avait apparemment pas de réservoir de carburant, il aurait été incomplet sans sa boutique duty-free couleur locale, minuscule, en tôle ondulée rouillée, et des tissus masaï accrochés à l'entrée... (On ne peut pas s'empêcher d'en parler comme de "nappes à carreaux". la similitude est saisissante :D )

\** Sur ces jours-là on a alterné, là c'est Sylvain qui écrit...

mardi, mars 18 2008

Kenya – Jours 5 & 6

(Sylvain toujours)

– Vendredi –

Nouveau petit tour autour du lac (rien à signaler)

Quelques photos, quand même :


Le phacochère aura beau plier les gnous genoux pour brouter, il restera moche (enfin, je trouve, hein.)


Trace de pattes félines (un léopard ?) dans la boue au bord du lac

Puis trèèèès longue route vers le Masaï Mara. Ah, si, en sortant du parc on s'est arrêtés à la boutique pour acheter des statuettes en "bois de rose"[1], et à la pause déjeuner (un peu après Narok, en pays Masaï) on a acheté un tout petit plat et de très gros couverts à salade (passionnant, non ?) La pause déjeuner elle-même était un pique-nique (avec un bout de poulet, un petit sandwitch, un fruit, etc)

En fin de journée, arrivée au Sarova Mara Game Lodge, une autre tente en dur, mais avec des dik-diks sur la terrasse.



La tente, dehors et dedans



Les dik-diks

– Samedi –

Au lieu de faire trois petits safaris (aube, matin et après-midi) comme prévu, notre guide nous a proposé de faire un seul grand safari, toute la journée. On a donc pu aller jusqu'à la rivière Mara et la frontière avec la Tanzanie et le Serengeti. Dans la rivière, on a vu des hippos, des crocos, et surtout des cadavres de gnous.


Oh, un gnou.

(Et une touriste allemande qui semblait trouver naturel de partir en safari avec aux pieds des santiags blanches à franges…) La migration avait traversé la rivière la semaine précédente, et les vautours omniprésents n'avaient pas fini les restes… Sinon, donc, grand safai à travers le parc. On a vu des gnous (vivants, quelques milliers), des buffles (bien nombreux aussi), des lions, des éléphants, des autruches… On a même vu, fugitivement, un léopard, et plus longuement (quoique de loin) un guépard. Hélas, on n'a pas pu photographier le léopard, la bestiole étant trop rapide à se dissimuler !


Le guépard en question (et une absence de léopard, donc.)

Retour au lodge vers 16h, écriture de cartes postales en sirotant un petit rafraîchissement, divers (dont quelques notes sur le voyage) et dodo (en ménageant le très gros coup de soleil qu'avait attrapé Sylvain en allant voir les hippos.)

Note 1 : "Mara" est un mot masaï qui signifie "tacheté". La réserve s'appelle ainsi car le paysage est une grande savane "tachetée" par des buissons et des bosquets.



Même les girafes (masaïs) sont tachetées... Et plus elles sont vieilles, plus les taches sont sombres.

Note 2 : Notre tente (n° 35) fait face à un tas de broussailles peu intéressantes en soi, mais habitées par pas mal de bestioles. Peincipalement des oiseaux, mais on a aussi régulièrement la visite d'une famille de dik-diks (un mâle, une femelle et un petit)

Encore quelques photos…


Les hippos de midi…


Quand on vous dit qu'il était midi ^^


Un des oiseaux qui picoraient les miettes de notre pique-nique


Des hyènes – on n'a pas vu ce qu'elles avaient pour le déjeuner, mais ça faisait des "crac" assez caractéristiques sous les dents…


Un chacal, qui observait avec intérêt un troupeau (de gnous ou de buffles, je ne sais plus)

Et pour conclure : la savane comme si vous étiez affalé dans votre canapé devant un documentaire animalier !


Des autruches en pleine parade nuptiale… Pour vous faire une idée, vous pouvez chercher par exemple "ostrich mating dance" sur YouTube. Bin c'est pas ça du tout, on avait plutôt l'impression que le mâle et la femelle jouaient à "périscope-mi et périscope-moi sont dans les hautes herbes, si on se secoue les plumes en rythme, qu'est-ce qui se passe ?" Fascinant.


Ses Majestés s'exibent. Si, si.
Avant… ("Et mon pinceau, tu l'aimes, mon pinceau ?")


Après… ("Mrrroû !")


… et autour ("Les stars et les paparazzis, notre grand dossier de l'été !")


[1] En gros, dans la boutique il y avait surtout de l'ébène, qu'on avait vu signalé dans notre guide comme menacé, car très exploité alors que c'est un arbre à croissance lente. Et il y avait du "rosewood", dont on n'a su qu'en rentrant en France qu'en fait c'était du palissandre, *autre* arbre à croissance lente, en voie d'être aussi exploité que l'ébène. Maintenant on est prévenus :/


Suite et fin très bientôt ! :)

mardi, décembre 11 2007

Kenya – Jour 4

(texte original de Sylvain…)

Jeudi – Voiture toute la journée. Pause le midi aux Thompson's Falls… On en avait bien besoin, tout abrutis qu'on était par les caHots de la matinée. On est arrivés nettement avant l'heure d'ouverture du restaurant où oj devait déjeûner, du coup on a eu une petite demi-heure pour profiter de la chute.


splotchplotchplotch – mais avec style

Joli… Mais on était un peu "coincés" entre, d'un côté, un promontoire avec vue imprenable sur les chutes (probablement mieux que l'endroit où on s'était postés) où se pressaient des touristes et des "locaux" en tenue ethnique d'apparat (je ne peux pas croire que ce soit assez pratique pour qu'ils s'habillent comme ça – avec masques, plumes et maquillage blanchâtre – tous les jours)
et, d'autre part, d'autres "locaux" (probablement des Kikuyus, en fait) en tenue d'apparat, qui venaient de se faire payer pour se faire pphotographier par et avec des touristes japonais (leur appareil photo était impressionnant, tout entouré de plastique, contre la poussière et l'humidité je suppose.)

Bref, léger malaise, mais on a fait nos touristes et on a pris des photos de la chute pour passer le temps. Enfin, quelque chose tout de même : c'est le premier endroit que l'on visite où il y a autant, voire plus, de visiteurs indigènes que de touristes importés d'autres continents. C'est bien.

Le repas fut… habituel : comme on commence à s'y faire, il y avait deux ou trois employés rien que pour nous (bon, on était seuls dans le restau, certes) qui venaient retirer nos assiettes dès qu'on avait fini, etc. La nourriture elle-même était légèrement moins bonne qu'ailleurs, mais c'était plus que compensé par la quantité : pour le plat principal, on avait une assiette pleine de ragoût de boeuf (même si ce n'était pas ce que Delphine avait demandé…) – et en complément, une deuxième assiette, pleine de légumes !

Bref, ensuite nous reprîmes la route vers Nakuru. Cela doit être la troisième ville du pays, en tout cas, ça n'a rien à voir avec ce qu'on a pu voir ailleurs (comme Isiolo, par exemple, qui était plus un amas de bâtiments de chaque côté de la route qu'une ville en tant que telle.) Là, on a des rues (goudronnées !), des villas de luxe, des marchés où les marchandises ne sont pas posées à même le sol, des échoppes où l'on confectionne des sandales et autres accessoires à partir de vieux pneus (si, si, c'est vrai !), … et beaucoup plus de circulation. Notre guide/chauffeur nous a bien fait peur, pour le coup, et a fait un usage mmodéré de son klaxon. Enfin, je suppose qu'il s'agit bien là de l'approche kenyane de la conduite.

Nakuru, le lac, est particulièrement notable pour ses flamants roses.


... avec aussi des pélicans en guest-stars

Entre ça et les buffles, on pourrait presque se croire en Camargue… sauf qu'en Camargue il y a beaucoup moins de bestiaux, qu'il y fait beaucoup moins beau (ou en tout cas, qu'il n'y a pas la même luminosité) et que les chevaux des gardians sont remplacés par des zèbres. L'autre point fort de Lake Nakuru National Park (à ne pas confondre avec les "national reserve" que l'on a pour l'instant visité, même si je ne sais pas quelle est la différence entre les deux) est qu'il s'agit d'un sanctuaire pour rhinocéros, cette pauvre bête étant braconnée jusqu'à extinction partout ailleurs.

- Interlude -

— Daelf, ma soeur Daelf, ne vois-tu rien venir ?
— Je ne vois que la girafe qui tachetoie… qui réticuloie… oh et puis flûte, les deux à la fois.

De fait, c'est là que nous avons vu un rhinocéros blanc (il me semble – mais c'est à confirmer – que le rhino blanc, qui broute, est plus rare – ou moins nombreux – que le rhino noir, qui mange des feuilles de buissons. Cela dit, le fait qu'il vive en groupe dans la savane, par opposition au noir qui vit seul dans les sous-bois denses, fait qu'il est plus facile à apercevoir.) Puisqu'on en est à comparer les rhinos, il faut noter qu'avec un magnifique sens de l'absurde de la part du taxonomiste, ce n'est pas à la couleur qu'on reconnaît le rhino blanc du rhino noir, mais à la forme de la bouche. Allez comprendre… [1] Toujours est-il qu'on a vu deux rhinos (blancs) à Nakuru.


rhino de Bourgogne, montre-moi tes cornes… euh…

On est ensuite montés sur le Baboon Cliff Viewpoint pour observer la vue sur le lac (et ses flamants, et ses pélicans, et…), photographier dûment le spectacle, et noter l'impressionnante population de babouins et de damans en haut de cette falaise. Le daman serait le plus proche parent de l'éléphant : on ne le dirait pas en tout cas, ça ressemble à un gros cochon d'Inde.


un babouin au niveau du lac


son cousin, qui surveille le lac depuis le haut de la falaise


le cousin du cousin (tous complètement blasés, c'en serait presque contagieux)


le cousin de l'éléphant (si, si, il paraît)


le lac vu du haut de la falaise ; les traînées qui ressemblent aux reflets des nuages sont en fait des groupes de flamants roses

Enfin, on s'est installés au Flamingo Hill Tented Camp, un peu à l'écart par rapport au parc (en fait, il est à l'extérieur) mais du coup beaucoup plus calme et à l'ambiance semsiblement plus conviviale, probablement grâce au salon très confortable et son feu de bois. Ce fut notre première nuit sous la tente (en dur, quand même : on ne peut pas vraiment parler de camping !) et ça s'est bien passé, quoique nous fûmes réveillés dans la nuit par des canidés (des hyènes ? des chacals ?) hurlant à la lune ; mine de rien c'est impressionnant.


… et sur la tente d'à côté, il y a une tourterelle qui chante (dépaysez-vous, redépaysez-vous qu'ils disaient. Pah !)


[1] Justement, pour comprendre, un petit détour par l'article Wikipédia nous apprend que c'est une confusion entre afrikaans et anglais qui est à l'orgine de ces noms.

lundi, octobre 8 2007

Kenya - Jour 3

Ce coup-ci, c'est Sylvain qui est de "corvée" de retranscription… C'est quand même moi qui ai mis les photos.


Ce jour-là, on s'est levés en gros en même temps que le soleil. C'est-à-dire que le réveil a sonné dans le noir, et on s'est levés alors qu'il commençait à faire jour. Au programme, un grand safari dans les trois réserves du coin. Enfin, non. En fait, au programme on avait un safari à l'aube, retour au lodge pour le petit déjeuner, un autre safari, retour pour le déjeuner, et un dernier safari en fin d'après-midi ; mais notre guide nous a suggéré de faire plutôt un grand safari dans la matinée en se baladant dans les trois réserves, plutôt que deux petits. Dont acte ; il faut dire qu'on aurait eu tort de se priver, après tout l'entrée dans un des parcs valait pour les deux autres, alors...


Le panneau à l'entrée de notre lodge, dans la réserve de Shaba

Pour résumer : la région de Samburu (d'après la principale ethnie du coin) contient trois parcs régionaux : Samburu proprement dite, la plus connue ; Buffalo Springs ; et Shaba (celle où était notre lodge). Il s'agit d'un seul et même écosystème, à savoir une région très chaude, aride, mais irriguée par le fleuve Ewaso Ngiro. Les paysages sont donc plutôt sympathiques, à base de savane très sèche entrecoupée d'"oasis" vertes là où se trouve un peu d'eau. Cette région (dans l'hémisphère nord, au passage : on a franchi l'équateur un certain nombre de fois dans ce voyage) permet de voir pas mal d'espèces endémiques (c'est-à-dire qu'on ne les voit pas ailleurs). De fait, on a vu pas mal de ces bestiaux pendant le trajet ; il faut citer principalement la girafe réticulée aux motifs très géométriques,

le zèbre de Grévy aux oreilles rondes, au ventre blanc, et aux raies très fines (à Samburu on voit aussi des zèbres de Grant, ou zèbres communs, ce qui permet de faire la comparaison sur pièce),

ou encore l'autruche locale, à la peau grise plutôt que rose comme la masaï bien connue.

Saviez-vous d'ailleurs que Lola, l'autruche de Téléchat, était en fait un travesti ? Le plumage noir et blanc est l'apanage de l'autruche mâle, qu'il s'agisse d'autruche samburu ou masaï. La femelle est d'un beige-brun beaucoup moins frappant. Un autre icône de notre enfance qui s'effondre (*schplof*).

Bref : le safari fut long, mais ça en valait largement le coup. On a vu beaucoup d'antilopes et de buffles, m'enfin ça on commence à avoir l'habitude ;


Nos premiers oryx, quand même ; belles grandes antilopes, avec des cornes mesurant un bon mètre

des éléphants (idem) ;


Une femelle à qui manquait une défense…

et puis les girafes (réticulées), les zèbres (communs et de Grévy), les pintades (pas pressées, du genre il faut s'arrêter pendant qu'elles sont sur la route),

les autruches (décidément c'est bizarre, comme bestiole), les serpentaires (des aigles bizarres, blancs et fins, avec des longues pattes, qui bouffent des serpents),

le crocodile et sa gazelle (encore une fable que La Fontaine a oublié d'écrire, ou de piquer à Esope, qui l'avait probablement oubliée lui-même),

et le raton laveur – mais sans le raton laveur parce que c'était le mauvais continent.


Par contre il y avait des tortues…

Après 4 bonnes heures de safari, retour au lodge pour un déjeûner bien mérité et une sieste encore mieux méritée, et ensuite re-safari à Shaba ; rien de bien remarquable, donc on en a profité pour prendre des photos du paysage -- en fait, Shaba se différencie des autres réserves du coin principalement pour son aspect (herbe jaune quand il y en a, bosquets d'arbres groupés autour des sources, champs de lave, collines volcaniques à tout bout de champ, ...) plutôt que pour sa faune. Bref : c'est très joli quand même.


Mais un peu penché een l'occurence… Photos garanties sans retouches, hein ^^°

Au retour, on a croisé quelques éléphants -- en fait, ils étaient quasiment à l'entrée du lodge. Dernière séance photo, repas, puis dodo, parce que bon, debout dans le minibus à chercher des zanimaux toute la journée, ça crève.

dimanche, octobre 7 2007

Kenya : Les étapes

Pour situer un peu...

On est partis le dimahce soir, arrivés le lundi matin.

Jour 1 :
Nairobi —> Mountain Lodge (1)

Jour 2 :
Mountain Lodge —> Réserve de Shaba

Jour 3 :
Shaba (2)

Jour 4 :
Shaba —> Nakuru (3)

Jour 5 :
Nakuru —> Masaï Mara (4)

Jours 6 :
Masaï Mara

Jour 7 :
Masaï Mara —> Mombasa / Kilifi

Jour 8 :
Kilifi (5)

Jour 9 :
Départ

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