- Dimanche -
A l'aube, petit safari. C'est notre premier safari à l'aube… En fait, la courte durée fait qu'on ne peut pas forcément aller loin, ce qui rend la visite moins intéressante. La lumière rasante, par contre, est sympathique. On a quand même vu quelques lions, dont des lionceaux en train de jouer sous l'oeil attentif de la mère, et les objectifs des hordes de touristes. Retour au lodge, petit déjeuner, farniente, et après le repas, on s'envole pour Mombasa.

Lionceaux du matin, tsoin tsoin

Une autruche masaï. Notez les pattes et le cou roses, et les "paquets" d'herbe qui suivent leur bonhomme de chemin dans le cou…

Un arbre typique du coin : le vautourier (ici avec ses fruits)

Un de nos voisins de tente, et accessoirement une de mes photos préférées du voyage
L'avion est tout petit. Il pouvait contenir une vingtaine de personnes à tout casser, et est parti plein. Il a atterri au Masai Mara* et, pour laisser entrer les passagers, n'éteint que le moteur du côté de la porte, et laisse l'autre allumé tout ce temps. Et c'est le copilote qui fait office de de steward, comptoir d'enregistrement et manutentionnaire pour les bagages (enfin, en partie : nous on a manutentionné nos bagages nous-mêmes.)
Le trajet (deux bonnes heures) s'est bien passé, quoique très bruyant, comme prévu, et un chouïa stressant aux décollages et atterrissages. Parmi les expériences intéressantes de la première et plus longue partie de ce trajet : sortir brusquement d'un nuage d'un blanc aveuglant et avoir l'impression qu'on se précipite vers le paysage, pas si loin dessous ; observer les ramifications des cours d'eau dans la savane, essayer de deviner où on est d'après les indices les plus évidents (villes, routes très longues et très droites, grandes montagnes surrgissant subitement d'un paysage tout plat) ; essayer de distinguer si le sommet du Kilimandjaro est juste coincé sous les nuages, ou s'il y a bien quelques neiges éternelles (a priori oui, puisque le Mont Kenya, moins haut, avait les siennes)… Au passage, Kiliman(d)jaro, c'est aussi, de toute évidence, une marque de matelas (!) qui sponsorise les arrêts de bus (!!) à Mombasa. Mais je m'avance.

Les neiges du Kilimanjaro… (ou pas)
Bref ; nous finîmes par arriver à Mombasa (après une courte escale à Diani Beach, où sont descendus les touristes allemands) où notre chauffeur, (nommé – étrangement ? – Masaï) nous a retrouvés.
La route de l'aéroport de Mombasa à Kilifi est en exceptionnellement bon état : de fait, c'était goudronné de bout en bout. Mombassa elle-même est visiblement plus prospère que le reste du pays (aspect des rues et routes, des bâtiments, des véhicules, etc) et comme nous étions dimanche, on a croisé deux "sermons" en plein air, le premier ressemblant fortement à un concert pop-rock... Ça dépayse !
L'hôtel à Kilifi nous a d'abord paru plutôt moyen, car il n'est clairement pas du même standing que les autres, bien qu'il essaye. Hélas, c'est souvent raté, les idées tombant souvent dans le kitsh le plus, heu... Hm. Par exemple, lors des repas, les salades sont présentées sur des miroirs au contour "artistiquement" taillé (si, si !) La chambre en elle-même est un peu décatie, mais grande et avec un lit à baldaquin monumental : le matelas est à plus d'un mètre du sol, et le "toit" est à facilement 1,5m au-dessus, avec moustiquaire intégrée et tout. Et une jolie fleur posée sur les draps pour nous accueillir… Question cuisine, le dîner fut plutôt bof. Il faut dire que nous étions fatigués, et un peu déréglés niveau digestion – ça n'aide pas. Nous nous sommes couchés dès que possible.

Le fameux lit avec sa fleur
Remarque : nous fûmes très étonnés d'avoir les boissons servies au verre. Pour l'eau notemment, c'était plutôt moyen (on s'est demandé si ce n'était pas de l'eau du robinet.) Il s'avère que c'est un hôtel où la plupart des clients sont en "all inclusive" (alors que nous sommes en "full board" ; donc nous payons nos boissons) et donc la politique de l'hôtel est de minimiser nos consommations : quand on commande une bière, on a un verre, pas la bouteille entière.

La nuit, à 'hôtel
- Lundi - Grasse matinée jusqu'à sept heures du matin. Bahoui : on a pris l'habitude de se lever avant le soleil…
Bref, petit déjeuner, balade sur la plage (marée basse, quelques oursins, pas mal de crabes, plein de corail, énormément d'algues) et surtout repos dans et autour de la piscine. Le soleil et l'eau aidant, l'hôtel nous paraît plutôt bien, surtout que le personnel est très convivial (presque trop… ça devient plutôt lassant d'expliquer qu'on ne reste qu'une journée complète parce qu'on a une semaine de safari dans les pattes.) Déjeûner – normal, le poisson est plutôt bon – puis l'après-midi est surtout consacré à la sieste. Les coups de soleil aidant, je** me suis rapidement rabattu sur la terrasse de la chambre, heureusement à l'ombre. Par la suite, grosse sieste (encore), cartes postales, et nous aallons bientôt aller dîner. Ah – Delphine a pris des photos de geckos : il y a beaucoup de geckos ici, dont visiblement quelques margouillats comme on les voit à la Réunion. Ce qui explique les bruits étranges entendus pendant la nuit…

Le gecko du bar, le soir

Le dernier jour, je me suis levée quand même un peu avant l'heure prévue : je voulais voir, et éventuellement photographier, un lever de soleil sur l'Océan Indien… Les nuages n'étaient pas d'accord :/
Ensuite, plus grand-chose à raconter. L'attente à l'aéroport de Mombasa fut intéressante, jamais encore on n'avait vu de salles d'embarquement ou d'attente ouvertes sur l'extérieur (les murs n'allaient pas jusqu'au plafond.) Du coup, des corbeaux venait grapiller quelques trucs à manger, et s'amusaient à se poser sur les ventilateurs, histoire d'avoir un tour de manège gratuit (si, si.)
A Nairobi, l'attente fut nettement plus longue. Le vol avait au moins deux heures de retard, si je me souviens bien. En embarquant, nous avons trouvé une explication possible : le vol étant probablement quasiment vide, on y avait ajouté des réfugiés (du Darfour, d'après ce qu'on a pu voir.) Pour nous, le retour s'est passé sans incident ; à l'arrivée nous avons trouvé sans problèmes notre voiture de location, et arrivés chez les parents de Sylvain (vers, oh, sept heures et demi, huit heures du matin ?) nous avons joyeusement réveillé tout le monde (ils avaient oublié que c'était ce jour-là qu'on revenait…) En y repensant, chaque fois j'espère que ça s'est bien passé aussi pour les passagers "imrovisés" de notre vol – dans la mesure du possible.
\* Le plus petit aéroport qu'on aie jamais vu. Mais s'il n'avait apparemment pas de réservoir de carburant, il aurait été incomplet sans sa boutique duty-free couleur locale, minuscule, en tôle ondulée rouillée, et des tissus masaï accrochés à l'entrée... (On ne peut pas s'empêcher d'en parler comme de "nappes à carreaux". la similitude est saisissante :D )
\** Sur ces jours-là on a alterné, là c'est Sylvain qui écrit...








































