Le permis de conduire et moi, c'est une vieille histoire.
D'abord des heures de code quand j'habitais chez mes parents, auxquelles je n'allais pas très souvent, vu que j'étais un gros chouïa déprimée (passer le permis pour remonter la pente : mauvais calcul, Moune.)
Premier transfert ; contrat "permis à 1€ par jour", code passé avec le Fifo qui me harcelait derrière : c'était facile, en fait o_o Premières heures de conduite, quelques grosses difficultés avec la boîte de vitesse... Ah, on déménage. Je reste sur Paris en espérant... euh, je sais pas trop quoi. De toute façon ça ne s'arrange pas, faudra que je le passe à Lyon.
Deuxième transfert ; école recommandée par je ne sais plus quelle connaissance, je me réconcilie avec le levier de vitesse mais me fâche avec l'unique moniteur. Dommage.
Troisième transfert ; l'auto-école la plus proche de chez nous, je m'entends moyen avec l'un des moniteurs, très bien avec l'autre. Maintenant ça fait deux ans et demi qu'on se connaît, donc bon.
Premier examen pratique l'an dernier. On s'arrange avec les deux autres candidats : je passe en deuxième. Sauf que, enceinte jusqu'aux yeux jusqu'au nombril, un soucis de vessie qui aurait été rapidement expédié si ce *biiiip* de local du centre d'examen avait été ouvert m'oblige à aller quémander dans un cabinet médical... qui commence par m'envoyer sérieusement sur les roses, merci Perco, sans toi je pouvais aller me brosser. Quand je reviens le troisième candidat a pris ma place, et je me laisse prendre à discuter avec la première. Mauvaise idée. Trop détendue ou je ne sais quoi, paf, faute dès les cinq premières minutes. Et bien sûr le reste était très bien.
Je vous raconte pas le trajet du retour, les deux autres étaient super contents, et moi j'étais en larmes. Charmant. Si ça se reproduit je rentre en transports ou en taxi, l'enfer ambulant, une fois ça va, deux, NON. Juste... non.
Une semaine plus tard, j'ai digéré, j'arrive à poser par téléphone la question qui tue : quand est-ce que je pourrai le repasser ? Dans six mois ? Pfff c'est long, mais bon... Admettons... Je raccroche, déçue. Puis je tilte. Et je vais expliquer au monsieur : dans six mois, ça va pas être possible, vu que j'accouche dans six mois. Aaaah, euuuh félicitations, bon on va essayer plus tôt alors.
Reprise d'heures, espoir de le repasser avant fin décembre... Et paf, arrêt maladie, PAS de voiture. En tout cas pas pendant une heure voire plus avec moi au volant, non non.
Bon... *Soupir*
Enfin, cinq heures entre avril et août, la valse des "ais oui je pense à vous pour l'examen", puis le jour où on jette un oeil avec le moniteur pour se rendre compte que je ne suis PAS prévue, alors que des places sont attribuées jusqu'en septembre, autant entre samedi et mon examen, enfin mon examen prévu le 1er septembre, cinq heures entre samedi dernier et mercredi prochain...
Ah, téléphone.
Examen annulé mercredi ? Chouette.
Et mon code expire lundi.
Le patron de l'auto-école a intérêt à être TRES efficace pour me trouver une place, sinon ce coup-ci je m'énerve.
Sérieux.


