Daelf

lundi, août 30 2010

Permis de le passer, ou bien... ?

Le Corniaud Le permis de conduire et moi, c'est une vieille histoire.

D'abord des heures de code quand j'habitais chez mes parents, auxquelles je n'allais pas très souvent, vu que j'étais un gros chouïa déprimée (passer le permis pour remonter la pente : mauvais calcul, Moune.)

Premier transfert ; contrat "permis à 1€ par jour", code passé avec le Fifo qui me harcelait derrière : c'était facile, en fait o_o Premières heures de conduite, quelques grosses difficultés avec la boîte de vitesse... Ah, on déménage. Je reste sur Paris en espérant... euh, je sais pas trop quoi. De toute façon ça ne s'arrange pas, faudra que je le passe à Lyon.

Deuxième transfert ; école recommandée par je ne sais plus quelle connaissance, je me réconcilie avec le levier de vitesse mais me fâche avec l'unique moniteur. Dommage.

Troisième transfert ; l'auto-école la plus proche de chez nous, je m'entends moyen avec l'un des moniteurs, très bien avec l'autre. Maintenant ça fait deux ans et demi qu'on se connaît, donc bon.

Premier examen pratique l'an dernier. On s'arrange avec les deux autres candidats : je passe en deuxième. Sauf que, enceinte jusqu'aux yeux jusqu'au nombril, un soucis de vessie qui aurait été rapidement expédié si ce *biiiip* de local du centre d'examen avait été ouvert m'oblige à aller quémander dans un cabinet médical... qui commence par m'envoyer sérieusement sur les roses, merci Perco, sans toi je pouvais aller me brosser. Quand je reviens le troisième candidat a pris ma place, et je me laisse prendre à discuter avec la première. Mauvaise idée. Trop détendue ou je ne sais quoi, paf, faute dès les cinq premières minutes. Et bien sûr le reste était très bien.

Je vous raconte pas le trajet du retour, les deux autres étaient super contents, et moi j'étais en larmes. Charmant. Si ça se reproduit je rentre en transports ou en taxi, l'enfer ambulant, une fois ça va, deux, NON. Juste... non.

Une semaine plus tard, j'ai digéré, j'arrive à poser par téléphone la question qui tue : quand est-ce que je pourrai le repasser ? Dans six mois ? Pfff c'est long, mais bon... Admettons... Je raccroche, déçue. Puis je tilte. Et je vais expliquer au monsieur : dans six mois, ça va pas être possible, vu que j'accouche dans six mois. Aaaah, euuuh félicitations, bon on va essayer plus tôt alors.

Reprise d'heures, espoir de le repasser avant fin décembre... Et paf, arrêt maladie, PAS de voiture. En tout cas pas pendant une heure voire plus avec moi au volant, non non.

Bon... *Soupir*

Enfin, cinq heures entre avril et août, la valse des "ais oui je pense à vous pour l'examen", puis le jour où on jette un oeil avec le moniteur pour se rendre compte que je ne suis PAS prévue, alors que des places sont attribuées jusqu'en septembre, autant entre samedi et mon examen, enfin mon examen prévu le 1er septembre, cinq heures entre samedi dernier et mercredi prochain...

Ah, téléphone.

Examen annulé mercredi ? Chouette.

Et mon code expire lundi.

Le patron de l'auto-école a intérêt à être TRES efficace pour me trouver une place, sinon ce coup-ci je m'énerve.

Sérieux.

lundi, août 16 2010

Rhaaa ENCORE ?

Vieux tépéhone. Ou téléphone. Whatever. - Bonjour Mme C., Mr X., de *à peine compréhensible*, je vous appelle pour...
Bon, c'est parti.
- ... De quel organisme vous dites ?
- OIF, Mme C.
- Ah. Passez-moi votre supérieur, s'il vous plaît.
- Ah euh oui mais...
- Votre supérieur. S'il vous plaît.
- Bien, un instant...
Dix secondes de musique d'attente, puis retour de la ligne. Moi, sans attendre :
- Bonjour, je voudrais que vous me retiriez de vos listes d'appel.
- C'est encore moi, Mme C.
Wouh pétard !
- Bien, retirez-moi de vos listes ou passez-moi votre supérieur.
- Vous devez savoir, Mme C., que nous n'avons pas de but commercial et...
- Mais bien sûr. (Et la marmotte...) Je m'en fous de ce que vous avez à me proposer, alors retirez-moi des listes.
- Mais puisque je vous dis...
- Et moi je vous dis que je me contrefous de ce que vous avez à me proposer, que je ne veux pas être dérangée pour ce truc ni pour d'autres, et que donc je veux être retirée de votre liste !
- Ah. Vous recevez beaucoup d'appels, Mme C.
- Oui, et je veux en recevoir beaucoup moins.
- Bien, je peux éventuellement vous retirer de...
WHAT ? Attends un peu que je m'énerve, toi...
- Pourquoi "éventuellement" ?
- Houlà, bon, je veux bien, mais vous savez que vous vous privez de...
- Non je ne me prive de rien, si je veux des réductions d'impôts ou n'importe quoi, je me débrouillerai toute seule.
- Mais vous pouvez avoir besoin de nos services...
- Non.
- Allez. Je vous rappelle que nous n'avons pas d'intérêt comm...
Oui bon ça suffit, la marmotte va grossir, là.
- NON, je vous dis ! TOUTE SEULE, comme une grande !
- Mais un jour ou l'autre vous aurez besoin de nos services, et...
*Gniii*
- Eh bien quand j'aurai besoin de vos services, je demanderai à mon ami Google, et je tomberai sûrement sur vous puisque vous êtes siii aimables et teeellement dénués d'intérêt commercial. Alors virez-moi de vos listes, merci !
- Ah. Bon, d'accord. Au revoir.

Non mais.

Et je parie qu'ils vont revenir à la charge quand même, ce sont des habitués.

vendredi, juin 18 2010

Les trucs qui commencent mal, c'est mieux quand ça finit bien.

A la fin du billet précédent, je me faisais une joie d'anticiper le week-end à venir, parce que c'était toute une aventure, que j'allais faire plein de choses, voir des copains et de la famille, tout ça. Raconter m'aurait permis de me consoler un peu, parce que le Fifo étant à Paris de façon imprévue le vendredi, et ayant des trucs à faire le lundi, il fallait qu'il se garde le samedi et le dimanche pour se reposer pendant que moi je vadrouillais. Je me disais que ce serait bien, et tout.

Pis j'ai pas eu le temps de raconter le programme, et tant mieux, parce que le vendredi après-midi a juste été une journée de m*rde (oui, cette demi-journée a paru durer deux fois plus longtemps, sauf au milieu où c'était trop court.)

Pourtant c'était bien parti. J'étais largement à l'heure à la gare, un gentil monsieur de la essèncéheffe m'a aidé à monter la poussette et tout mon barda à l'étage du tégévé, en me disant qu'on ferait pareil à l'arrivée. Je me suis installée à ma place couloir, idéale pour ne pas déranger la gentille voisine, avec le Perco gazouillant sur mes genoux. Même le biberon s'est bien passé.

Les problèmes ont commencé à l'arrivée, quand le monsieur de la essèncéheffe n'est pas revenu me voir, que le Perco a débordé abondamment sur ses vêtements au moment où je rassemblais mes affaires, et que j'ai oublié mon sac à dos dans le porte-bagages au-dessus de ma tête en essayant de m'organiser pour descendre le reste sans lâcher le Perco avec un passager qui devait être le seul autre dans le wagon avec moi à ce moment-là.
Bien sûr je ne m'en suis aperçue qu'arrivée au bout du quai, et bien sûr mon wagon était quasiment le dernier, à bien trois cents mètres de là. J'ai passé l'heure et demi suivante à courir partout (je vous passe le détail), sans résultat bien sûr. (Pour ne pas laisser durer le suspense : je suis allée aux objets trouvés lundi matin avant de repartir, et ils n'avaient pas récupéré les objets du vendredi. Pas de nouvelles depuis.) Du coup mon passage à Scylla fut bref, et faillit être un fiasco complet : Nicly avait oublié que je devais venir (je t'en veux pas, c'est promis ;) ), Andoryss ne pouvait finalement pas venir (pareil), Sand était là, mais je n'ai pu rester qu'une grosse demi-heure qui se passa beaucoup à s'occuper du Perco. en plus le recueil de Draco n'était pas encore arrivé, et du coup je n'ai pas su quoi prendre à la place. Tant pis.

Côté sac, j'ai quand même eu de la chance dans ma stupidité mon malheur : j'avais toutes les choses importantes sur moi ; portable, clés, carte bleue et autres bouts de plastique importants, livre en cours de lecture, affaire du Perco, tout dans mes poches, le sac à langer ou directement la poussette. Seul disparu majeur : un carnet de chèques promptement sur lequel il fut promptement fait opposition le lendemain par Sylvain. Restaient dans mon sac "seulement" quelques documents écrits sans grande importance a priori, prote-documents et stylo (qui me manqueront, mais loin d'être irremplaçables) mes affaires pour le ouikinde, pour la toilette, et me changer, avec un ou deux trucs pour le mariage (même bilan.)

Oui, parce que j'allais à un mariage. Celui d'un cousin côté maternel, précisément.

Le samedi matin on a écumé quelques magasins avec ma chère mère, pour finalement revenir au premier (comme toujours dans ces cas-là...) et prendre deux petites choses meugnonnes comme tout. Dont la principale s'avèrera presque exactement de la même couleur qu'un vêtement proté par une de mes tantes. Bah.

Tout s'est bien passé, la cérémonie, le dîner (même si j'ai raté une bonne partie de l'apéro pour cause de repêchage de lit parapluie - qu'on n'a finalement pas utilisé T_T - chez une autre de mes tantes [1], dont la voiture est équipée d'un GPS foireux aux dépends duquel on s'est bien amusées. Le Perco a ravi tout le monde, sauf un peu le soir quand il a eu du mal à s'endormir dans le bruit (Il y avait bien une salle pour les tout-petits, mais au sous-sol, et il fallait traverser la salle de danse et sa sono monstrueuse pour y aller... comme pour sortir, d'ailleurs. Salle mal fichue. Foutue habitude de mettre le son à des niveaux douloureux pour les oreilles et le crâne de n'importe qui de normalement constitué. Mais du coup on ne l'entendait pas tant que ça, le Perco qui avait du mal à dormir... Brèfle.) Finalement il a réussi à bien dormir, surprenant tout le monde en ne se réveillant pas aux diverses ovations dédiées aux mariés, ni pendant le jeu où l'animateur (un ami de la famille côté mariée) beuglait régulièrement des trucs plus ou moins bien inspirés (mais pas trop méchants. J'étais en bonne compagnie dans mon coin, j'ai pas fait attention.)

Le lendemain matin, même bonne surprise : bon, étant arrivés à 3h30 à notre hébergement (la tante au parapluie-lit), le Perco réveillé a voulu manger à 4h, mais après, pof, plus rien jusqu'à 9h. Du coup c'était la pleine forme (ou presque) pour papoter, et aller rendre visite à la cousine qui a acheté une maison avec son copain à un jet d epierre et demi de chez sa mère (oui faut suivre.) Chouette maison, beaucoup de choses à faire mais ça promet ! On a piqué des cerises dans leur jardin, c'était bien.

... Bon j'ai plus rien à dire, là. Retour : mieux que l'aller, j'ai trouvé pour m'aider quelqu'un qui descendait aussi à la Part-Dieu, une place était libre près de moi du coup j'ai pu y installer le Perco dans sa coque, et j'ai tranquillement fini le bouquin de Iain (sans M.) Banks que j'avais entamé il y a, euh, un mois et demi ? x_x

Bref, si on met de côté la mésaventure du vendredi, ce fut un bon ouikinde tout de même, qui m'a permis de l'oublier en partie, ou au moins de me faire une raison. Et puis je n'ai pas utilisé toutes mes cartes, il resste encore un (toupetit) espoir que je le retrouve...

Notes

[1] Ma mère est dernière d'une famille de neuf enfants. J'ai lâchement renoncé à retenir les noms de tout le monde.

mardi, juin 8 2010

Programme à l'eau (plouf)

Petit rappel des épisodes précédents : aux alentours de janvier, il a fallu commencer à prévoir certains déplacements en Île de France et parfois plus loin, pour voir de la famille, des copains, tout ça. Avant l'arrivée du Perco,[1] on se disait (enfin, moi en tout cas) qu'e d'ici à ce qu'il aie trois mois sonnés, on serait bien familiarisés, organisés, moins craintifs pour un long voyage en voiture et ailleurs, et qu'avec un p'tit peu de chance il ferait même déjà ses nuits, et que donc on serait pas doublement crevés par le voyage *et* le rythme insoutenable du biberon-toutes-les-trois-heures-nuit-et-jour.

En pratique, fin mai, on était prêts : vacances prises pour le Fifo, le Perco juste a-do-rable à tous les niveaux, y compris dodo la nuit ; grands-parents prêts à l'accueillir pour quatre jours près de Paris pendant qu'on ferait les fous à Epinal avec les copains ; etc, etc. Manquait plus qu'à investir dans le lit parapluie pendant les derniers jours avant le départ, et zou !

Sauf que non, bien sûr.

Le jeudi 20, je m'offrais un avant-goût alléchant des Imaginales lors d'une rencontre avec Ayerdhal dans une librairie sur la presqu'île : chouette soirée, gens formidables, bon papotage, resto décliné surtout parce que trop bruyant (je craignais que le Perco ne se réveille, et comme il était tard, que moi je m'endorme.) Seul bémol : Boudchou a eu beaucoup de mal à s'endormir, et a pleuré en pointillé pendant une bonne demi-heure avant de consentir à se laisser aller dans les bras de Morphée.

Le lendemain matin il allait plutôt bien, le midi il était tout éteint : (très) grosse fièvre. Je réussis à ne pas paniquer, youpi ^^ Je n'avais qu'un médecin sous la main, mon généraliste habituel dont je voulais changer depuis quelque temps déjà sans en avoir l'occasion. (Juste avant de trouver le Perco fiévreux, je cherchais à prendre rdv parce que depuis quelques jours son appétit déclinait : on m'a dit "complet" partout, sauf quelqu'un qui me proposait un créneau pour... le mercredi matin. su-per.) Tant pis, zou ; il diagnostique un petit virus sans gravité, prescrit du Doliprane pendant deux jours. Manque de bol, le lundi matin rien n'a changé : Doliprane et Boudchou va bien, pas de Doliprane et la fièvre remonte illico. Direction les urgences... Oooh, la belle infection urinaire carabinée !

Bilan : cinq jours à l'hôpital, un boudchou qui retrouve son appétit et en récupère même un bon morceau supplémentaire dès la fin du deuxième jour, et des Imaginales à l'eau. Pas comme dans "zut il pleut", encore que ç'a été le cas, mais comme dans "ah oui mais euh finalement non".

L'infâme Captain Loop
L'infââââme Captain Loop

Alors certes j'étais extrêmement contente et soulagée que mon boudchou aille mieux. Mais. Attendez que je vous fasse un résumé de mes escapades parisiennes pour voir des copains pendant ma grossesse.

Le 21 juin, soirée impro arbitrée par un copain, où pas mal d'autres copains sont venus l'admirer (Dex, tu es beau.)
Le 25 octobre, mariage d'une amie de longue date, et le 26 avant d'attrapper le train, déjeuner avec des copains.%% ... C'est tout.

Entre le boulot qui m'a empêchée d'aller fin novembre (pour mon anniversaire !) faire du shopping girlie avec ma mère et de la sociabilisation avec les copains (et des courses ^^) au Salon du livre jeunesse de Montreuil, puis mon repos forcé qui m'a empêchée d'aller voir la famille à Noël, des copains au nouvel an et d'autres copains entre-temps, et juste la fatigue et la hantise que le boudchou sorte en avance une fois que j'ai eu le droit de me déplacer, j'étais frustrée à un point, mais à un point !
Les Imaginales ce devait être notre première occasion de souffler, notre première orgie socia(b)le depuis pfouya au moins, de quoi être calé en rencontres et en bouquins pour les six mois à venir. Eh bah non.
Pour la peine on envisage d'aller aux Utopiales, événement bien moins convivial, bien plus bruyant et sans possibilité de s'échapper du Palais des congrès de Nantes (mais bon de toute façon en novembre, hein...) On avait adoré nos (en tout cas mes) premières, en 2003, pour la venue de Terry Pratchett. On avait moins aimé les suivantes, en 2009 je crois (oooh, le cosplay !), au point qu'on était tombés d'accord pour ne plus y retourner. Et pourtant...

Bref, la blessure commence à se refermer, mais je me vengerai.

Prochain billet : le week-end qu'on a eu, et celui que je suis censée avoir là, à la fin de la semaine.

Le seul truc qui nous embêtait avec le programme qu'on avait prévu, c'était l'enchaînement de trois (oui, 3) week-ends de déplacement. Epinal fin mai, les 60 ans de mon père début juin, et le mariage d'un de mes cousins la semaine suivante (donc le w-e qui arrive. Suivez, quoi.)

Notes

[1] Ahoui, j'ai pas expliqué, ça. Avant la naissance, le nom de code du boudchou était "la Cafetière", à cause du résultat d'un "test de grossesse" rigolidiot sur Facebook qui me promettait, bah, une cafetière. Et comme c'est un garçon, il est devenu "le Percolateur", logiquement abrégé en "Perco". Voili voilou.

vendredi, mai 14 2010

Concentré...

Fifo, biberon, bouquin

(clic clic !)

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