Parce que j'ai commis trop d'erreurs d'insouciance récemment, et l'effet boule de neige est difficile à avaler ; petit mémo qui ne sera peut-être pas utile qu'à moi. (SI au contraire vous avez l'impression que c'est du chinois, pas de panique, y'a de fortes chances que ce soit normal.)
Étape 1 : Le contenu en général
Vérifier que tous les documents, même ceux cachés à l'intérieur d'autres, sont :
- importables dans InDesign
- au format CMJN, et pas RGB[1]
- constitués de vrai texte là où il le faut (tableaux, légendes, organigrammes…)
- décomposables en leurs divers éléments le cas échéant (image anotée avec flèches, par ex.)
Si ce n'est pas le cas, vérifier rapidement avec le client[2] s'il a les originaux nécessaires. S'il ne les a pas, voir avec lui quelles seront les conséquences sur le travail (en planning et en budget.)
Étape 2 : Le texte
Vérifier avec le client si celui-ci a déjà corrigé le texte. Ça ne sert à rien de faire des réglages fins de mise en page (veuves, orphelines, création du sommaire… niveaux de titres, ça peut changer des trucs dans le sommaire) si au moins un premier écrémage n'a pas été fait. Si texte non corrigé, attendre qu'il le soit pour travailler sur le texte lui-même, et faire autre chose pendant ce temps (passer à la suite, puis bosser sur les styles, par exemple.)
Toujours dans le document source, vérifier la correction et la cohérence :
- des styles de texte, paragraphe, etc. Si uniformisation il doit y avoir, garder un exemplaire original pour vérifier par la suite les éventuels décrochages occasionnels (de police, de graisse, etc)
- de la ponctuation. Je pense en particulier au type de guillemets utilisés (anglais, français, simples, doubles ?) et à la manière de présenter les listes. Faire une macro de remplacement des cafouillages et lacunes courants pourra être utile : espaces insécables avant ponctuation double, points de suspention en un seul caractère, vrais tirets d'incise ou de dialogue, etc. Virer aussi les espaces inutiles (en fin de ligne) ou inappropriées (avant une virgule ou un point, directement à l'intérieur d'une parenthèse, autour d'une apostrophe…)
- de la typo en général (œ, æ, etc., majuscules accentuées le cas échéant). Vérifier si la présence de caractère plus-que-spéciaux (Ā) est supportée par la police prévue, et si non, quel substitut peut être utilisé avec le moins de contraste visuel possible.
Étape 3 : Une importation réussie
Vérifier que le client est bien certain des dimensions qu'il souhaite pour son document final.
Si l'uniformisation des styles a été réalisée correctement à l'étape précédente, il ne devrait plus y avoir grand-chose à faire à ce niveau-là. Si toutefois il y a encore des styles de texte ou de paragraphe à créer, penser à faire une liste des styles nécessaires, sans oublier les couleurs. Ce sera particulièrement important pour un livre réunissant plusieurs documents pouvant utiliser parfois des styles différents (une anthologie, par exemple et au hasard.) Les créer et les nommer de façon "propre" et claire sera important aussi (pas besoin de créer deux styles totalement indépendants si on peut baser le deuxième sur le premier, ou les deux sur un troisième. Ainsi une seule modification sera suffisante, au lieu de deux ou trois.)
Pour ne pas péter un câble lors d'une éventuelle utilisation du correcteur de grammaire d'orthographe, penser à spécifier la langue dans les styles de texte et de paragraphe. Pour ne pas péter un câble à force de réglages de l'approche ligne par ligne, penser à régler au mieux la césure automatique.
C'est tout pour l'instant. Ce billet remontera sûrement à la surface au fur et à mesure qu'il sera mis à jour.