Daelf

mercredi, juillet 28 2010

Repêchage de recette

C'est Fifo Kaswiti qui a dit :

Le travers de porc massala… Enfin… C'est une recette réunionnaise dont on a changé la viande, les épices et l'accompagnement, donc tout en fait. On va voir si c'est bon malgré tout.

Alors : prenez du travers de porc, coupez-le en morceaux. Dans une casserole, faites revenir un oignon dans un peu d'huile (pas beaucoup.) Mettez aussi des épices en graines, genre clous de girofle, cumin, cardamome… ce qui vous fait plaisir. Quand l'oignon est cuit, rajoutez des épices genre curcuma, coriandre moulue, gingembre… puis la viande. Retournez jusqu'à ce que ce soit bien enduit de mixture. Il est utile de rajouter un filet d'huile là, sinon les épices font tout se dessécher.

Ensuite, mettez une tomate en dés, un splortch de coulis de tomate, d'autres épices (piment, poivre), du sel et un verre d'eau. Puis une cuillère à café de miel.

Baissez le feu, couvrez, et laissez mijoter jusqu'à ce que ça soit prêt (~ une demi-heure à vue de pif.)

Servez avec du riz.

NdDaelf : Ne pas oublier de faire le riz. Sans, c'est vraiment moins bien.

N'oeil

J'avais besoin d'un bout de photo de moi sympa à mettre sur mon nouveau CV - j'essaye de le refaire à neuf avec un mise en page plus originale, et des images donc. En désespoir de cause, j'ai pris une photo à l'arrache et je l'ai retouchée :

N'oeil : avant, après.

... Voilà, c'est tout. J'aime bien faire ce genre de trucs, mais bon, faut que je retourne bosser sur le cv en question hein. Hop-là.

vendredi, juin 25 2010

Sur la plage de Chesil, Ian (sans i) McEwan (sans espace)

Oui, je la fais de suite, sinon à force de procrastiner je vais rien dire (cela dit là je procrastine le peu de ménage nécessaire pour me permettre de jouer à la boulangère. Un peu tard, j'avais dit qu'on ne m'y prendrait plus ; tant pis.)

Or donc de quoi qu'il est-il question ?
J'avoue, pour une fois c'est un bouquin que je n'ai pas choisi du tout. C'est Batô qui me l'a mis dans les mains la dernière fois qu'on est allés chez elle (y'a, euh... Houlà non chut) me disant grosso modo "lis ça, c'est bien." J'ai dit "ah bon d'accord." Puis j'ai trouvé sur un blog que je lis souvent (... tous les jours, en fait ; merci Matthias) un avis de quelqu'un qui lit régulièrement de "vrais" livres (à savoir, pas la pseudo-littérature pour adulescents qui fait mon ordinaire - SF, Fantasy et autres trucs souvent mal famés.)

Et je suis assez d'accord sur l'impression a priori : jamais je n'aurais choisi ce bouquin toute seule. L'histoire l'anecdote, presque est simple : nous sommes en 1962, Edward et Florence viennent effectivement de milieux bien différents, ils ont 22 ans*, ils se sont mariés, et maintenant ils sont à l'hôtel où ils vont dîner et consommer leur union. Enfin, consommer, en principe. Parce qu'ils sont vierges tous les deux, et d'une part Edward ne sait pas s'il sera à la hauteur ou même capable de faire quoi que ce soit, et d'autre part Florence est tellement pétrifiée à l'idée de "ça" qu'elle arrive à peine à s'exprimer ce sentiment. Mais elle aussi veut être à la hauteur, alors bon, un peu de courage, quoi.
Attention spoiler-qui-n'en-est-pas-un : ça finit mal.

Je suis d'accord aussi sur le reste, en fait : l'auteur prend son temps pour nous parler de ses personnages en longs flashbacks (oui, encore, mais de façon plus soft que Banks... je sais pas trop comment dire ça) entre deux moments de tension à l'hôtel. C'est lent, contemplatif, plutôt paisible dans l'ensemble.
Et si le but de l'auteur était bien de nous faire penser, à propos de ces deux-là et de ce qui s'est passé sur la plage de Chesil : "Quels imbéciles ; mais bon ils étaient pas aidés, aussi..." on peut dire que c'est réussi. Enfin, voilà comment une histoire d'amour peut être réduite à rien : par le manque d'information, d'éducation (et de maîtrise de soi ; mais si on n'a pas le reste pour y arriver, forcément...)

Tout ça me fait penser à un passage de Sans parler du chien, où un historien "en visite" à l'époque victorienne (qui n'est pas sa spécialité) est ébahi de voir que personne ne mentionne que la chatte attend des petits : ce serait sous-entendre qu'elle a forniqué avec un mâle quelque part, et ce genre d'allusion est teeeellement inconvenant !

Sur ce, je n'en rajoute pas, j'ai peur d'en dire trop (et ce serait affreusement inapproprié.)

The steep approach to Garbadale, Iain (sans M.) Banks

C'est l'histoire d'un type...

Oui, pour une fois je ne commence pas par "ça se passe à tel endroit et à tel moment", parce que ça se passe grosso modo en Grande-Bretagne aux alentours de 2005. Comme c'est pas très exotique pour commencer un (vague) avis de lecture (que je ne rédige que pour me secouer un peu), je fais dans la référence vaseuse (pour aller avec les vagues.)

Donc, c'est l'histoire d'un type, Alban, qui fait partie d'une famille dont la principale caractéristique est de posséder une entreprise qui fabrique des jeux, dont un qui a eu un certain succès en plateau, et un énauuuurme succès (inattendu) en jeu vidéo : "Empire!" (oui, la ponctuation est anglo-saxonne, fatalement.) Il ne porte pas LE nom (Wopuld, quel nom bizarre) et ne se sent pas toujours très impliqué dans la famille elle-même ni dans l'entreprise qu'elle gère, du coup quand il peut éviter de signaler qu'il est proche de tout ça, il évite. D'ailleurs il a eu occupé[1] un poste relativement important dans l'entreprise en question, mais a fini par démissionner, pour tout un tas de raisons.

Le livre est composé d'une bonne partie de flashbacks, mais la ligne conductrice est celle-ci : quelques années plus tôt, Spraint, une firme américaine, a acheté un quart de l'entreprise des Wopuld, et Alban s'était prononcé contre. Maintenant Spraint veut acheter le reste, et un cousin d'Alban vient traquer celui-ci jusque dans sa "retraite secrète" pour lui demander de convaincre le reste de la famille qu'il ne faut pas vendre. Et accessoirement, après l'assemblée générale extraordinaire où la chose sera négociée (oui, non, et si oui combien), ils fêteront tous ensemble - dans la grande propriété familiale de Garbadale, en Ecosse - le nonantième (or so) anniversaire de la matriarche du "clan", Winifred dite "Win" (how appropriate), une gentille manipulatrice sournoise.

Dans les flashbacks, on découvre principalement les relations plutôt tendues d'Alban avec Win, sa première histoire d'amour lorsqu'il était adolescent - une affaire pour le moins tumultueuse -, plein d'autres petites choses sympathiques sur la famille, et en particulier les circonstances entourant le suicide de sa mère...

Et c'est bien. J'ai mis longtemps à le lire, mais surtout pour des raisons indépendantes de ma volonté, et à cause d'une bizarrerie narrative qui m'a un peu heurtée au début... Quelque chose à rapprocher des chapitres les plus bizarres de Feersum endjinn, mais en moins flagrant (juste quelques fautes de s et 's)... et en fait c'est dommage, parce que ça ne se retrouve que trois ou quatre fois, et au final je me suis dit : euh oui mais pourquoi ? Il y a peut-être des subtilités plus subtiles dans d'autres parties, où le narrateur adopte la "voix" d'autres personnages de façon moins flagrante (pour commancer, on reste dans une bête narration à la troisième personne, alors que les parties "avec fautes" sont narrées à la première personnes par un copain d'Alban.)
Brèfle, les personnages sont bien faits, et clairement dans ce genre de roman c'est une bonne part de ce qui en fait la réussite ou non. C'est plein de petits moments, de petites anecdotes et de détails, un peu partout dans le monde, en plus, qui rendent le tout très concret... et le - les ? - grands moments, qui se construisent sur une série de petits moments et de non-dits, sont savoureux (on va le dire comme ça.)

On ne peut pas dire que ce soit léger et rafraîchissant, mais c'était bon. D'ailleurs j'ai décidé de lire au moins trois bouquins de non-SF d'affilée (j'en visais cinq, mais finalement je vais être réaliste. Enfin, je vais essayer.)
A suivre : Sur la plage de Chesil, lu, et L'ombre du vent, à peine entamé.

Notes

[1] J'aime bien tenter des temps surcomposés, des fois... à des endroits où c'est pas grave si c'est un plantage absolu ^^

vendredi, juin 18 2010

Les trucs qui commencent mal, c'est mieux quand ça finit bien.

A la fin du billet précédent, je me faisais une joie d'anticiper le week-end à venir, parce que c'était toute une aventure, que j'allais faire plein de choses, voir des copains et de la famille, tout ça. Raconter m'aurait permis de me consoler un peu, parce que le Fifo étant à Paris de façon imprévue le vendredi, et ayant des trucs à faire le lundi, il fallait qu'il se garde le samedi et le dimanche pour se reposer pendant que moi je vadrouillais. Je me disais que ce serait bien, et tout.

Pis j'ai pas eu le temps de raconter le programme, et tant mieux, parce que le vendredi après-midi a juste été une journée de m*rde (oui, cette demi-journée a paru durer deux fois plus longtemps, sauf au milieu où c'était trop court.)

Pourtant c'était bien parti. J'étais largement à l'heure à la gare, un gentil monsieur de la essèncéheffe m'a aidé à monter la poussette et tout mon barda à l'étage du tégévé, en me disant qu'on ferait pareil à l'arrivée. Je me suis installée à ma place couloir, idéale pour ne pas déranger la gentille voisine, avec le Perco gazouillant sur mes genoux. Même le biberon s'est bien passé.

Les problèmes ont commencé à l'arrivée, quand le monsieur de la essèncéheffe n'est pas revenu me voir, que le Perco a débordé abondamment sur ses vêtements au moment où je rassemblais mes affaires, et que j'ai oublié mon sac à dos dans le porte-bagages au-dessus de ma tête en essayant de m'organiser pour descendre le reste sans lâcher le Perco avec un passager qui devait être le seul autre dans le wagon avec moi à ce moment-là.
Bien sûr je ne m'en suis aperçue qu'arrivée au bout du quai, et bien sûr mon wagon était quasiment le dernier, à bien trois cents mètres de là. J'ai passé l'heure et demi suivante à courir partout (je vous passe le détail), sans résultat bien sûr. (Pour ne pas laisser durer le suspense : je suis allée aux objets trouvés lundi matin avant de repartir, et ils n'avaient pas récupéré les objets du vendredi. Pas de nouvelles depuis.) Du coup mon passage à Scylla fut bref, et faillit être un fiasco complet : Nicly avait oublié que je devais venir (je t'en veux pas, c'est promis ;) ), Andoryss ne pouvait finalement pas venir (pareil), Sand était là, mais je n'ai pu rester qu'une grosse demi-heure qui se passa beaucoup à s'occuper du Perco. en plus le recueil de Draco n'était pas encore arrivé, et du coup je n'ai pas su quoi prendre à la place. Tant pis.

Côté sac, j'ai quand même eu de la chance dans ma stupidité mon malheur : j'avais toutes les choses importantes sur moi ; portable, clés, carte bleue et autres bouts de plastique importants, livre en cours de lecture, affaire du Perco, tout dans mes poches, le sac à langer ou directement la poussette. Seul disparu majeur : un carnet de chèques promptement sur lequel il fut promptement fait opposition le lendemain par Sylvain. Restaient dans mon sac "seulement" quelques documents écrits sans grande importance a priori, prote-documents et stylo (qui me manqueront, mais loin d'être irremplaçables) mes affaires pour le ouikinde, pour la toilette, et me changer, avec un ou deux trucs pour le mariage (même bilan.)

Oui, parce que j'allais à un mariage. Celui d'un cousin côté maternel, précisément.

Le samedi matin on a écumé quelques magasins avec ma chère mère, pour finalement revenir au premier (comme toujours dans ces cas-là...) et prendre deux petites choses meugnonnes comme tout. Dont la principale s'avèrera presque exactement de la même couleur qu'un vêtement proté par une de mes tantes. Bah.

Tout s'est bien passé, la cérémonie, le dîner (même si j'ai raté une bonne partie de l'apéro pour cause de repêchage de lit parapluie - qu'on n'a finalement pas utilisé T_T - chez une autre de mes tantes [1], dont la voiture est équipée d'un GPS foireux aux dépends duquel on s'est bien amusées. Le Perco a ravi tout le monde, sauf un peu le soir quand il a eu du mal à s'endormir dans le bruit (Il y avait bien une salle pour les tout-petits, mais au sous-sol, et il fallait traverser la salle de danse et sa sono monstrueuse pour y aller... comme pour sortir, d'ailleurs. Salle mal fichue. Foutue habitude de mettre le son à des niveaux douloureux pour les oreilles et le crâne de n'importe qui de normalement constitué. Mais du coup on ne l'entendait pas tant que ça, le Perco qui avait du mal à dormir... Brèfle.) Finalement il a réussi à bien dormir, surprenant tout le monde en ne se réveillant pas aux diverses ovations dédiées aux mariés, ni pendant le jeu où l'animateur (un ami de la famille côté mariée) beuglait régulièrement des trucs plus ou moins bien inspirés (mais pas trop méchants. J'étais en bonne compagnie dans mon coin, j'ai pas fait attention.)

Le lendemain matin, même bonne surprise : bon, étant arrivés à 3h30 à notre hébergement (la tante au parapluie-lit), le Perco réveillé a voulu manger à 4h, mais après, pof, plus rien jusqu'à 9h. Du coup c'était la pleine forme (ou presque) pour papoter, et aller rendre visite à la cousine qui a acheté une maison avec son copain à un jet d epierre et demi de chez sa mère (oui faut suivre.) Chouette maison, beaucoup de choses à faire mais ça promet ! On a piqué des cerises dans leur jardin, c'était bien.

... Bon j'ai plus rien à dire, là. Retour : mieux que l'aller, j'ai trouvé pour m'aider quelqu'un qui descendait aussi à la Part-Dieu, une place était libre près de moi du coup j'ai pu y installer le Perco dans sa coque, et j'ai tranquillement fini le bouquin de Iain (sans M.) Banks que j'avais entamé il y a, euh, un mois et demi ? x_x

Bref, si on met de côté la mésaventure du vendredi, ce fut un bon ouikinde tout de même, qui m'a permis de l'oublier en partie, ou au moins de me faire une raison. Et puis je n'ai pas utilisé toutes mes cartes, il resste encore un (toupetit) espoir que je le retrouve...

Notes

[1] Ma mère est dernière d'une famille de neuf enfants. J'ai lâchement renoncé à retenir les noms de tout le monde.

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