A la fin du billet précédent, je me faisais une joie d'anticiper le week-end à venir, parce que c'était toute une aventure, que j'allais faire plein de choses, voir des copains et de la famille, tout ça. Raconter m'aurait permis de me consoler un peu, parce que le Fifo étant à Paris de façon imprévue le vendredi, et ayant des trucs à faire le lundi, il fallait qu'il se garde le samedi et le dimanche pour se reposer pendant que moi je vadrouillais. Je me disais que ce serait bien, et tout.
Pis j'ai pas eu le temps de raconter le programme, et tant mieux, parce que le vendredi après-midi a juste été une journée de m*rde (oui, cette demi-journée a paru durer deux fois plus longtemps, sauf au milieu où c'était trop court.)
Pourtant c'était bien parti. J'étais largement à l'heure à la gare, un gentil monsieur de la essèncéheffe m'a aidé à monter la poussette et tout mon barda à l'étage du tégévé, en me disant qu'on ferait pareil à l'arrivée. Je me suis installée à ma place couloir, idéale pour ne pas déranger la gentille voisine, avec le Perco gazouillant sur mes genoux. Même le biberon s'est bien passé.
Les problèmes ont commencé à l'arrivée, quand le monsieur de la essèncéheffe n'est pas revenu me voir, que le Perco a débordé abondamment sur ses vêtements au moment où je rassemblais mes affaires, et que j'ai oublié mon sac à dos dans le porte-bagages au-dessus de ma tête en essayant de m'organiser pour descendre le reste sans lâcher le Perco avec un passager qui devait être le seul autre dans le wagon avec moi à ce moment-là.
Bien sûr je ne m'en suis aperçue qu'arrivée au bout du quai, et bien sûr mon wagon était quasiment le dernier, à bien trois cents mètres de là. J'ai passé l'heure et demi suivante à courir partout (je vous passe le détail), sans résultat bien sûr. (Pour ne pas laisser durer le suspense : je suis allée aux objets trouvés lundi matin avant de repartir, et ils n'avaient pas récupéré les objets du vendredi. Pas de nouvelles depuis.) Du coup mon passage à Scylla fut bref, et faillit être un fiasco complet : Nicly avait oublié que je devais venir (je t'en veux pas, c'est promis ;) ), Andoryss ne pouvait finalement pas venir (pareil), Sand était là, mais je n'ai pu rester qu'une grosse demi-heure qui se passa beaucoup à s'occuper du Perco. en plus le recueil de Draco n'était pas encore arrivé, et du coup je n'ai pas su quoi prendre à la place. Tant pis.
Côté sac, j'ai quand même eu de la chance dans ma stupidité mon malheur : j'avais toutes les choses importantes sur moi ; portable, clés, carte bleue et autres bouts de plastique importants, livre en cours de lecture, affaire du Perco, tout dans mes poches, le sac à langer ou directement la poussette. Seul disparu majeur : un carnet de chèques promptement sur lequel il fut promptement fait opposition le lendemain par Sylvain. Restaient dans mon sac "seulement" quelques documents écrits sans grande importance a priori, prote-documents et stylo (qui me manqueront, mais loin d'être irremplaçables) mes affaires pour le ouikinde, pour la toilette, et me changer, avec un ou deux trucs pour le mariage (même bilan.)
Oui, parce que j'allais à un mariage. Celui d'un cousin côté maternel, précisément.
Le samedi matin on a écumé quelques magasins avec ma chère mère, pour finalement revenir au premier (comme toujours dans ces cas-là...) et prendre deux petites choses meugnonnes comme tout. Dont la principale s'avèrera presque exactement de la même couleur qu'un vêtement proté par une de mes tantes. Bah.
Tout s'est bien passé, la cérémonie, le dîner (même si j'ai raté une bonne partie de l'apéro pour cause de repêchage de lit parapluie - qu'on n'a finalement pas utilisé T_T - chez une autre de mes tantes [1], dont la voiture est équipée d'un GPS foireux aux dépends duquel on s'est bien amusées. Le Perco a ravi tout le monde, sauf un peu le soir quand il a eu du mal à s'endormir dans le bruit (Il y avait bien une salle pour les tout-petits, mais au sous-sol, et il fallait traverser la salle de danse et sa sono monstrueuse pour y aller... comme pour sortir, d'ailleurs. Salle mal fichue. Foutue habitude de mettre le son à des niveaux douloureux pour les oreilles et le crâne de n'importe qui de normalement constitué. Mais du coup on ne l'entendait pas tant que ça, le Perco qui avait du mal à dormir... Brèfle.) Finalement il a réussi à bien dormir, surprenant tout le monde en ne se réveillant pas aux diverses ovations dédiées aux mariés, ni pendant le jeu où l'animateur (un ami de la famille côté mariée) beuglait régulièrement des trucs plus ou moins bien inspirés (mais pas trop méchants. J'étais en bonne compagnie dans mon coin, j'ai pas fait attention.)
Le lendemain matin, même bonne surprise : bon, étant arrivés à 3h30 à notre hébergement (la tante au parapluie-lit), le Perco réveillé a voulu manger à 4h, mais après, pof, plus rien jusqu'à 9h. Du coup c'était la pleine forme (ou presque) pour papoter, et aller rendre visite à la cousine qui a acheté une maison avec son copain à un jet d epierre et demi de chez sa mère (oui faut suivre.) Chouette maison, beaucoup de choses à faire mais ça promet ! On a piqué des cerises dans leur jardin, c'était bien.
... Bon j'ai plus rien à dire, là. Retour : mieux que l'aller, j'ai trouvé pour m'aider quelqu'un qui descendait aussi à la Part-Dieu, une place était libre près de moi du coup j'ai pu y installer le Perco dans sa coque, et j'ai tranquillement fini le bouquin de Iain (sans M.) Banks que j'avais entamé il y a, euh, un mois et demi ? x_x
Bref, si on met de côté la mésaventure du vendredi, ce fut un bon ouikinde tout de même, qui m'a permis de l'oublier en partie, ou au moins de me faire une raison. Et puis je n'ai pas utilisé toutes mes cartes, il resste encore un (toupetit) espoir que je le retrouve...