Daelf

lundi, février 8 2010

L'année du tapoti

J'ai craqué.

L'an dernier, je m'étais inscrite au "Challenge premier jet" de cocyclics : le but est de rédiger le premier jet d'un roman avant la fin de l'année. Je l'étais dit : facile, j'ai un Sans Titre Fixe dans mon tiroir, tous les ans des gens font un premier jet complet rien qu'en novembre, en m'y prenant en octobre pour préparer, en commençant en novembre pour finir en décembre ça le fait !
Sauf que non. J'avais un monde plutôt complet, deux personnages pas trop mal définis, un début d'histoire... déjà c'est un peu trop flou pour travailler aussi vite... Mais surtout je n'avais aucune idée d'où j'allais. Erreur fatale.
J'ai donc revu mes ambitions NaNotesques de plus en plus à la baisse, et laissé tomber le Challenge.

Mais dans les bouts de tapoti que je grapillais çà et là pour remplir mon quota en novembre, je n'avais pas pu m'empêcher de revenir à Noli'im, à l'histoire de Oyme ou à celle de Tbatis (ah, vous ne connaissez pas Tbatis ? Il est du casting principal du tome deux.) Je me suis remise à bosser dessus, en reprenant à la racine - le plan ! - et il y a même eu assez d'inspiration pour une nouvelle intro (que j'ai amputée de sa première moitié pour qu'elle soit lisible après les premiers commentaires récoltés sur Cocy ; faut vraiment que j'apprenne à douter systématiquement de l'utilité du début de mes débuts.)

Et là, donc, j'ai craqué. Je me suis réinscrite au Challenge, avec l'histoire de Oyme donc. Alors que je voulais n'y aller qu'après l'arrivée de Boudchou, histoire de commencer quand je serai en état au lieu de m'attendre à une (inévitable) pause de durée indéterminée. Mais bon, il me reste un mois à tuer, autant bien le remplir, non ?

Bonus - comme quelqu'un se demandait à quoi ressemble un Gjinza à l'intérieur, j'ai commis un schéma anatomique.

C'est approximatif, hein. Déjà, je me suis pas cassé la tête à rendre la profondeur, parce que je n'avais pas envie de remettre tous les organes qui existent chez (au hasard) l'humain. Considérez donc qu'il y a quelques trucs et machins en plus autour du foie et de l'estomac, genre. Ensuite j'ai pas mis les bras, sinon c'était le bazar, et je n'ai pas la moindre idée de ce à quoi pourrait ressembler la structure où celui-ci vient s'accrocher... J'ai mis "omoplate" parce que c'est là que ça se passe chez nous, mais il y a sûrement un semblant de clavicule aussi... Faudrait que je fasse des recherches et que je dessine la chose de face pour trouver.
Mais franchement, est-ce bien nécessaire ? Après tout ça me sera utile d'avoir sous la main une image qui me rappelle qu'on peut facilement frapper un Gjinza aux poumons (dans la "poitrine") ou au foie (dans le "dos") mais que le coeur ou l'estomac sont bien mieux protégés, mais le détail détaillé... Quitte à chercher la précision, je me concentrerai sur la géographie et les climats de Nolti'im,[1] ce sera bien plus utile !

Anatomie d'un Gjinza (grosso modo)

Notes

[1] Je compte me baser sur une série de documents que je voulais mettre en lien ici... mais qui ont disparu o_o J'envoie un mail au rédacteur du site, j'espère qu'il pourra m'envoyer la chose ou me donner un nouveau lien... Argh !

mardi, février 2 2010

Les plats tout prêts, c'est pratique... des fois.

Dans la catégorie "ma vie est passionnante et tourne beaucoup beaucoup autour de la nourriture en ce moment"...

Pour m'éviter de passer du temps à cuisiner (debout) le midi (et les derniers soirs où il n'était pas là), mon Fifo préféré a fait l'emplette, lors des dernières courses, de quelques paquets de machins surgelés. Un truc pas mal et assez classique, ce sont les pâtes au saumon - des penne rigatte, d'habitude, mais là c'étaient des tagliatelle. Pourquoi pas.

Nid de tagliatellePremier repas avec : je suis bêtement le mode d'emploi, je mets un petit verre d'eau au fond d'une poêle bien chaude, je verse une portion généreuse du contenu du sachet, je touille un peu et j'oublie (affalée sur le canapé) sur feu vif jusqu'au prochain touillage 5 minutes plus tard. J'ai dû me louper quelque part, vu qu'au final l'eau s'est évaporée très vite, laissant les pâtes un peu sèches en haut, et trop cuites et attachées au fond x_x Pas grave, on rajoute un peu d'eau, on continue de réchauffer... Avec la sauce ça passe, même si c'est très-très cuit dans l'ensemble (pâtes pâteuses et saumon tout sec. Bah.)

Ce midi, je me dis que je vais pas me louper. Poêle, eau chaude, et je me dis qu'après avoir versé ma portion généreuse, je touillerai sur feu vif avant de baisser, histoire de ne pas répéter le scénario. Sauf qu'en versant, je retrouve quoi dans ma poêle ? Des morceaux de sauce, des bouts de tomate et de poisson... et un nid de pâtes. UN nid. Tout était passé dans ma première portion généreuse.

Obligée d'en faire cuire à côté pour compléter. Ouin.

lundi, janvier 25 2010

Le gros bidon

Test 01/07/09
Premier juillet : le truc qui met tout sens dessus dessous dedans quand on se rend compte que non, y'a pas besoin de vérifier si c'est important qu'on voie pas bien la ligne horizontale. On la voit, point. Argh :D


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Début octobre. Y'a pas grand-chose, mais...


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... là on voit un peu mieux.


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Mi-décembre. Je sais pas poser, alors je fais la fofolle. Très bien pour faire ressortir le bidon.


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La patate de canapé accueillle le Pakora sauvage (qu'il faut faire sortir très très régulièrement pour lui faire des papouilles, sinon elle se bousille les dents sur les barreaux de la cage.) Compétition sur le thème "j'ai l'air cruche" : un partout.


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Début janvier : "J'ai pas un peu pris, là ?"


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Patate de canapé toujours... Ronfl...


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Mi-janvier : "T'es sûr que j'ai encore pris depuis la semaine dernière ? Ah bon. Je me rends pas vraiment compte, en fait."


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Le Fifo avec le "brouillon" d'un mobile fait maison, qu'il faudra que je décore un de ces quatre avec de jolies couleurs bien contrastées.

Oh, et on a un doudou aussi. En plus du reste.

Je crois qu'on est à peu près aussi prêts qu'on peut l'être, là...

Où je continue les stages impromptus de préparation au jour J

Début décembre, on avait fait une petite visite de nuit aux urgences pour cause de contractions régulières espacées.
Mercredi matin, les mêmes, mais plus rapprochées et moins discrètes. Argh ?
"Sylvain, je crois que tu vas pas pouvoir prendre ton train pour aller bosser à Paris..."
Ah. Qu'en disent les gens aux urgences de la maternité ? Ah, aussi ? Bon, bah, zou alors.

Je mets donc de la lecture et de quoi griffonner dans un sac à dos, parce que je commence à être prévenue : à l'hôpital, on attend souvent beaucoup. C'était une bonne idée : on est arrivés vers huit heures moins le quart, Sylvain s'est résigné à partir vers 11h (heureusement il avait pris son bouquin aussi ;) ) et j'ai eu la visite du médecin de garde à midi et demi (à la louche) pour m'expliquer qu'ils me gardaient, et à quelle sauce ils allaient me cuisiner.

La recette est simple : des comprimés pour stopper les contractions (pour de vrai, pas timidement comme avec du Spasfon...) et une paire de piqûres pour stimuler le développement des poumons du bébé, juste au cas où la sortie se ferait plus tôt malgré tout.[1]

On me donne un plateau repas (argh), puis on me met dans un fauteuil[2] avec mes affaires sur les genoux pour m'emmener dans ma chambre.
Le truc bien avec l'HFME (Hôpital Femme Mère Enfant) de Bron, c'est qu'il est neuf. Tellement neuf que le site du CHU de Lyon n'a pas encore remarqué qu'il n'était plus au stade de projet (deux ans après l'ouverture, quand même, il serait temps...) C'est très lumineux, coloré (j'avais peur en voyant les rares photos que j'ai trouvées sur le net, mais finalement ça passe plutôt bien, dans le genre "sucré"), très bien équipé... On m'a mise d'office dans une chambre simple, alors qu'en maternité le service des grossesses pathologiques est le seul à en avoir des doubles - il ne devait plus en rester de libres ^^ Donc après l'accouchement j'aurai la même, en gros. Chouette.

Je ne sais plus ce que j'ai fait mercredi après-midi. Une sieste, surtout. Et lire un peu, en altenant Vellum (très intéressant, mais assez ardu côté narration, style et références mythologiques en pagaille) et le premier tome du Seigneur des Anneaux (plus reposant côté narration - plus linéaire tu meurs - mais arrivée à la fin du premier tome je commence seulement à me faire au côté empesé du texte et surtout des dialogues. Je sais pas si ça passe moins en français, ou si à ma précédente - et première - lecture ça m'était passé complètement au-desus de la tête, comme pas mal d'autres choses d'ailleurs... Bref, un bon contraste avec l'autre bouquin.)
On me donne ma première fournée de comprimés, on me met une voie veineuse sur le poignet (une aiguille avec un tuyau et un robinet qui la prolongent - argl), un bracelet avec mon nom sur mon aures poignet (...) et la première des deux piqûres de corticoïdes. "Attention ça va faire mal, le produit brûle un peu..." En effet, c'est pas vraiment agréable. Outche. Mais c'est pour la bonne cause.
Oh, et je souffre d'une chasse d'eau défectueuse. Du genre qui coule sans arrêt, mais sans robinet apparent et un système de bros boutons encastrés dans le mur, impossible à arrêter soi-même. Sinon c'est pas drôle. Après deux grosses heures de patience, je finis par me dire que non, ça va pas aller, et j'insiste pour que quelqu'un vienne voir si ça peut s'arranger, s'il vous plaît, merci. Un technicien passe, arrête la fuite, débloque le bouton et me conseille une manoeuvre pour éviter que ça ne recommence. Ouf.

Le Fifo arrive vers 18h pour me fournir un kit de survie : vêtements, trousse de toilette bien garnie, perf' de téléphone (plus de batterie du tout !) et ordinateur (avec sa perf' à lui.) Dommage qu'on ne fasse pas encore les connexions Internet à emporter, y'a du wifi à l'hôpital mais visiblement on n'a pas le droit d'y accéder quand on est simple patient. Génial, une cure de repos qui fait cure de désyntox :D (oui bon ahem.)
Le repas du soir arrive à 19h et est, euh, dans la lignée de celui du midi. En barquettes en plastique. Un peu mieux, puisque pas re-réchauffé comme la ratatouille du déjeuner. Et complété grâce à un courageux pot de Nutella qui, n'écoutant que son courage, était caché dans le sac attrappé le matin en partant (non, ne me demandez pas comment il avait atterri là, ça va encore faire des histoires ;) )
La manoeuvre anti-fuite de la chasse d'eau échoue. Rebruitage de fond, qui menace de se prolonger toute la nuit sans qu'on puisse me changer de chambre o_o Heureusement une infirmière[3] qui passait par là s'acharne à ma place contre le bouton (bahoui, avec ma voie veineuse sur le poignet j'ose pas trop forcer) et le miracle a lieu : apu fuite. L'autre bouton fonctionne peut-être, mais je n'ose pas essayer. Et puis le bouton de chasse d'eau "économique", c'est un réflexe chez moi. Donc j'ai toujours des toilettes en panne, mais désormais silencieux - et on m'a indiqué les toilettes "publiques" les plus proches. Re-ouf.

Un peu après le repas, on frappe à ma porte, toc-toc : "Une petit verveine ?" ... Non, merci ^^

Allez, une deuxième paire de comprimés, une douche et au dodo lit.

Avantage du netbook : je ne me suis pas ennuyée le soir puisque j'ai tapoté. Inconvénient : j'ai tapoté relativement tard. Je me suis réveillée plusieurs fois dans la nuit, dont une à 5h, une programmée à 6h30 pour encore une paire de comprimés, et le réveil pour de bon était à 8h. Pas beaucoup dormi entre-temps, du coup...

Et à 8h, donc, toc-toc : "C'est le plombier !" Mgnrf ? Oui bonjour... Bon en vrai c'était "les plombiers", ils sont deux. Pendant qu'ils bossent le petit-déjeuner arrive, je tente le chocolat, qui est du genre pas génial (trop de sucre, pas assez de chocolat :/ ) ... Nutella mon ami, viens ici ^^
Les plombiers ont carrément changé le machin ! "Bon normalement le problème est réglé, mais ce bouton-là reste très dur, utilisez plutôt l'autre." Faites des économies qu'ils disaient... Bon. *Soupir*

Matinée glandouille : je joue au solitaire en chantant. Bahoui, je suis déjà pas très causante chez moi, si en plus je bouge plus, comment elle s'ennuie pas la cafetière, hein ? Et puis j'aime bien chantonner, surtout en faisant un truc aussi peu mobilisateur de neurones qu'un solitaire.
On passe me poser un monitoring - ça va, je commence à avoir l'habitude :) Une ligne en haut pour les contractions, une en bas pour le coeur du bébé... Tiens d'habitude on a l'impression que le papier avance pas, mais il avance quand même. Mh. Allô ?
Ahoui, effectivement il avançait pas. Pas grave, il y a une copie ailleurs, on a pas besoin de me le refaire (pfiou.) D'ailleurs tout va bien, on peut l'arrêter de suite.
Bon.

Je retourne à mon solitaire. J'essaye le freecell, nettement plus compliqué que le soltaire de base - parce que les trucs pas mobilisants des neurones, au bout d'un moment, ça lasse vaiment.
Tiens, y'a du soleil dehors (j'ai une belle vue, dans le sens où si on fait abstraction du bâtiment gris qui en bloque une bonne partie, au-delà je vois très bien la banlieu lyonnaise nord et des colines tout au fond. Par temps clair.) Tiens j'ai des trucs lumineux devant les yeux. Je connais, ça, mais ça me l'a pas fait récemment... C'est normal ? Allô ?
"Oui j'ai appelé. En fait j'ai des petits trucs bizarres devant les yeux, des petits machins lumineux qui se tortillent. Pour les mouches on m'a dit de prévenir, mais pour les vermicelles je sais pas." L'infirmière a bien ri, a prévenu la sage-femme qui n'a rien trouvé d'affolant en prenant ma tension (oui, parce que les mouches devant les yeux c'est un signe d'hypertension, trèèès mauvais signe chez la femme enceinte. Là ma tension était plutôt basse, donc clairement c'étaient pas des mouches.) On m'a un peu grondée parce que j'avais passé la matinée devant un écran, et que c'était sûrement dû à ça.
Ah, il est déjà si tard ? Oupse. Bon, bin pseudo-sieste alors ?

Je passe sur le reste de la journée... Rien de nouveau : un repas plus que moyen, diverses visites plus ou moins liées aux soins, plus ou moins intéressantes, du freecell avec fredonnage (oui, c'est moins facile de vraiment chanter quand les neurones sont occupés pour de vrai ailleurs), repiqûre (Moins dure ce coup-là, ouf. Question d'habitude ou de méthode, je sais pas et j'ai pas envie de tester), de la sieste, et encore un peu de tapoti.
J'ai bien avancé dans la refonte/clarification du plan, et j'ai une nouvelle mouture de prélude. Faut voir ce que ça va donner à l'usage, voire à l'usure.

Une autre visite du Fifo, aussi, et ça c'est toujours un plaisir. Surtout quand on partage un machin pioché au distributeur de l'entrée de l'hôpital, et que le dîner s'avère uniquement végétal (pourquoi pas) mais en mal : haricots verts chauds mais refroidissant plus vite que leur ombre, salade verte sèche, et salade "princesse" - haricots verts (oui) déjà froids, salade verte (encore), thon en miettes sec et pas bon, tomate en rondelles mangeable. Le niveau général est meilleur que pour les crudités croisées précédemment, à savoir des carottes râpées au goût de flotte à la Javel, et des betteraves râpées salées au goût de produit désinfectant saumâtre. Oh, et en une occasion, une tomate en rondelles mangeable...

Bref, arrivée là du séjour, je n'avais plus grand-chose à raconter. Je suis allée faire une pause dans la rédaction de mon billet, c'était vendredi, on est dimanche, je vais peut-être conclure, hein.

Vendredi matin, monitoring de routine. Calme sur les deux tracés, très calme, à tel point que (pas très réveillée j'avoue) ne sachant plus quel est le rythme cardiaque normal d'un adulte au repos, et n'ayant rien sous la main pour vérifier, je me demande vaguement si ce serait pas le mien qu'on suit, là. Mais non, c'est bien Boudchou, juste en mode "je roupille, arrêtez de me secouer pour vérifier, laissez-moi tranquilleuh". Ahbon. D'accord.
Pour la pose de l'engin, une externe (si j'ai bien suivi) accompagnait la sage-femme. C'était quasiment la première fois qu'elle posait la chose, j'ai donc profité d'une petite leçon sur "comment repérer la position du bébé".

Puis le médecin est passé avec l'interne et (apparemment) un cortège d'externes, juste me dire que ça va, tout s'est bien passé apparemment, normalement on ne bloque plus à ce stade mais bon c'est exceptionnel (Ah ? Je suis spéciale ? Bébé est spécial ? Ou alors c'est pour que les jeunes apprennent ? Aucune idée...), vous allez pouvoir rentrer chez vous ce matin.
Elle ne m'a rien appris, donc, mais bon, les externes... Bref. Au revoir tout le monde. Je n'ai plus qu'à attendre mes papiers, ordonnance et paperasse de sortie. C'est l'externe qui me donne la première, en me re-rassurant sur le peu de risques d'une prématurité à ce stade. Je crois que je l'ai choqué en blaguant un peu sur la possibilité de "jeter bébé dehors", il m'a fait "bah non, quand même pas"... Et je crois que je lui ai dit essayer de prendre les choses avec "décontraction". Euh. Promis, j'ai pas fait exprès, j'a réalisé qu'en rapportant l'anecdote à Sylvain après ^^°
Puis on vient me retirer ma voie veineuse (aoutche, surtout ne pas regarder x_x), me donner les autres papiers, et une plaquette de Spasfon en cadeau de sortie. Plus qu'à attendre qu'on vienne me chercher.

Sylvain arrive un peu avant midi, juste avant la tournée "repas". Oui mais non, gardez le plateau hein, je vais pas manger ici... "Ah booon ? Je vais le manger à votre place alors !" Grand sourire et air blagueur de l'aide-soignante qui, le premier jour, m'avait parue si désagréable... Comme quoi...
Epilogue de l'affaire de la chasse d'eau : bonne nouvelle pour la prochaine occupante de la chambre, ça marchait pour de vrai après la réparation ;)

N'empêche même mes nouilles chinoises instantanées presque ratées étaient meilleures ce midi-là. Et le soir Sylvain nous a fait un *vrai* repas : magret de canard aux pommes et au riz. Miam.

En conclusion : pour moi, séjour très instructif et reposant. Je m'ennuyais presque moins qu'à la maison dans les mêmes conditions de repos (ou quasiment). Pour le Fifo, un peu plus de stress : effectivement, à la maison il manquait plein de trucs, donc si la cafetière débarquait pour de bon, on avait pas l'air malins... Là ça va, on devrait avoir la base de la base, maintenant.
J'ai aussi pu prendre des notes sur ce à quoi m'attendre pour le séjour après le jour J. Par exemple, sans ce séjour-là, je n'aurais peut-être pas su qu'on me mettrait une voie veineuse pour l'accouchement. Bin voilà, je suis prévenue ; et puis j'ai apprivoisé le machin une fois, je sais maintenant que je pourrai sans doute m'en accommoder même si ce n'est pas franchement agréable.

Ah et puis désolée mais je n'ai rien pour illustrer cet article : j'ai eu des vélléités de "reportage" mercredi matin quand je m'ennuyais aux urgences, mais vu le peu d'efficacité de mon téléphone pour rendre compte de mon environnement, ça m'est vite passé. Et puis j'écris ici parce qu'il m'arrive des trucs que j'ai (parfois) envie de raconter, mais dans ce genre de situation je ne pense pas d'abord au fait que je vais la raconter, pour préparer le matériel etc... Je sais pas si c'est clair.

Voili voilou. Donc maintenant me voilà revenue dans mon chez-moi, à faire la patate de canapé, avec autant d'application qu'au début maintenant - je m'étais trop relâchée le w-e dernier, visiblement...
Plus que six semaines pour respecter la date de livraison prévue, quatre si bébé est pressé, deux si je ne tiens plus en place et que la gâchette est vraiment sensible. Pour ma part je ne prévois rien, j'attends et j'essaye de ne pas faire trop de projets de déplacement pour les deux fameuses semaines, même pour aller chercher du pain (bon j'exagère, on est allés au cinéma cet après-midi, et ça ne va pas pire que ce matin. Mais je vais quand même éviter autant que possible de me déplacer à pieds...) De son côté, Sylvain est persuadé qu'on atteindra la date limite et même qu'on la dépassera.

Les paris sont lancés...

Notes

[1] ... Et là je revois toujours la supeeerbe animation qui illustre un traitement de ce genre dans un épisode de House : les alvéoles des toupetits poumons qui se gonflent, ploup, comme ça. Un bébé encore très loin du terme. Hrm. Bien sûr. Le bruitage y était peut-être vraiment, d'ailleurs... x_x

[2] L'infirmière qui arrive avec, en me voyant debout : "Oh, mais elle va très bien la dame !" Bahoui, mais fauteuil quand même, hein. Bin je découvre, et franchement ça fait bizarre de se faire conduire comme ça... Un peu désorientée...

[3] Oui, je dis infirmière par défaut. Y'a aussi des aide-soigantes, et sûrement des gens avec d'autres qualifications, mais je sais pas faire la différence à vue de nez.

samedi, janvier 23 2010

Tout est relatif

J'ai un énooorme bidon et plus beaucoup de place autour, mais je me console en pensant aux pauvres dames kiwi.

Squelette de kiwi et oeuf assorti

... Etonnant, non ?

(Bon après on a d'autres problèmes, nous...)

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